14 - Cogito ergo sum
Samedi 5 janvier 2013
Des marins, des vrais. Voilà ce que nous voudrions être, le pimousse et moi... Et on en prend le chemin, mais pas forcément comme on l’aurait pensé. Au lieu de tirer des bords et de taquiner la houle, on apprend... autre chose.
Le bricolage, encore, et la prudence, surtout.
On était repartis, le pimousse à la barre, fiers de nous et d’avoir remis le bateau en état.
Mais on s’est dit qu’il faudrait quand même jeter un oeil, et le bon, comme disait le cyclope, aux endroits sensibles. Bien nous en a pris, puisque la voie d’eau, que nous croyions réparée, avait en réalité deux entrées ! Bref, en navigant, on embarquait de l’eau à gogo, tant et si bien qu’à deux ou trois milles de notre point de départ, on a pris la plus sage des décisions qui soit : demi tour et retour au port pour réparer.
La cale bâbord, pleine d’eau à ras bord, nous en sait gré.
Nous pensons, donc nous sommes... prudents !
Sauf qu’une tuile n’arrive jamais au bon moment. En Espagne, c’est “Los Reyes Magos”, et en plus demain c’est dimanche ! On va donc passer trois jours dans ce trou.
Alors, pour ne pas se laisser abattre, ce soir, apéro de compétition : rillettes de canard au foie gras (une tuerie), jambon d’Aoste fraîchement découpé (en même temps que les doigts du capitaine...), vin doux de Gaillac, dont le capitaine a bu un verre entier, c’est vous dire si on est disposés à faire la teuf !!
On remercie au passage Marie Laure et Christophe, qui nous ont permis de positiver en nous fournissant le jambon et le pinard...! Ils savent vivre, ces deux là !
Tout comme Céline et Gilles, qui nous ont fourni du chocolat, ainsi que Corinne et Bertrand, qui savent bien qu’un p’tit carré ou deux, ça remonte le moral. Qui aura fourni le meilleur ? La réponse à cette question fondamentale - suspense et roulement de tambour - un peu plus tard...