Un catamaran autour du monde

04 Dec

591 - Emotions fortes

Publié par Kouunji

Octobre 2015 - Moorea - Polynésie

Tu sais lecteur que Kouunji ne recule devant rien pour te faire frissonner, t'émouvoir ou te divertir, y compris même s'il faut pour cela courir des risques inconsidérés, et braver les dangers que la mer, le vent et surtout les cons font courir à ton navire devenu préféré depuis que la Calypso du Commandant Cousteau a cessé d'écumer les flots bleus.

Il fallait bien qu'on prenne la relève, et qu'on trouve qui, dans les profondeurs océaniques, allait remplacer Jojo le mérou !

Si tu ne sais pas qui est Jojo le mérou, on te recommande chaudement de visionner une nouvelle fois "Le monde du silence", magnifique documentaire signé par le grand Jacques Yves, qui a tout de même obtenu la Palme d'Or à Cannes en 1956.

Mais tu le constateras, il a un peu vieilli. En effet, à l'époque, ils pêchaient à la dynamite, massacraient les requins, lacéraient les cachalots, empêchaient les tortues de remonter respirer à la surface, ne respectaient pas les paliers de décompression, et ça ne choquait personne !

Preuve que les moeurs évoluent... parfois en bien.

Le commandant au bonnet rouge a du bien se marrer quand il a vu ce qui se passait à Moorea sur Kouunji...

Mais commençons par le commencement...

L'histoire démarre au petit matin, à Tahiti, Marina Taina, où les lumières sont belles. Très belles.

591 - Emotions fortes

Après une franche partie de rigolade sur Caramba, et l'inénarrable Papou (une de plus)...

Hey, capitaine, tes cheveux ont poussé !

Hey, capitaine, tes cheveux ont poussé !

...Kouunji file à Moorea, afin de se retrouver au calme : la marina et la ville, c'est pas bon pour la santé !

Il arrive juste pour le coucher du soleil, ce qui est excellent pour les zygomatiques !

591 - Emotions fortes

La mission du lendemain, c'est de réparer ça.

La baille à mouillage, dont on a découpé le fond pour réparer

La baille à mouillage, dont on a découpé le fond pour réparer

La coque est réparée, à l'extérieur, mais il faut maintenant reprendre toute la pointe avant. Kouunji n'embarque plus d'eau de mer, ce serait dommage de continuer à embarquer l'eau de pluie !

Surtout que le temps est menaçant...

Fichtre !

Fichtre !

Bien que la menace ne fasse pas vraiment peur...!

Même pas peur !

Même pas peur !

La question est : par quoi commencer ? C'est très simple : il faut vider la baille à mouillage et la refaire à neuf. Ensuite, on remet la chaine, l'ancre, et le tour est joué.

Facile, hein ?

Allez, on enlève la ligne de mouillage ! On met tout dans Mini-Kouunji et on verra bien...

Mini Kouunji sert ainsi de dépotoir pour la chaine toute rouillée...

Mini Kouunji sert ainsi de dépotoir pour la chaine toute rouillée...

Beurk...

Beurk...

C'est là que c'est produit l'incident, qui va t'être narré, mais sans image, car tu comprendras que le temps n'était plus à la prise de vue, mais à la prise de mesures radicales pour ne pas aller se fracasser sur les récifs !

La chaîne étant retirée, Kouunji restait tranquillement sur son ancre de secours, qui fait 4 ridicules kilos de moins que l'ancre principale (16 au lieu de 20), et qui est rattachée à une chaîne de 25 mètres, contre 60 mètres pour le mouillage principal.

Sauf que le mouillage principal, à force de se faire dévorer par la rouille, ce n'était plus de la chaîne de 10, mais de la chaîne de 2,8...! On a mesuré !

Et, le capitaine, toujours optimiste, se dit que ça va tenir...

Sauf que, tu l'as vu, le temps était menaçant, et, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il est passé de menaçant à effrayant : 40 noeuds de vent et une pluie de tous les diables !

Le problème étant que, dans ces conditions, le mouillage de secours du malheureux Kouunji n'est plus du tout suffisant ! Et Kouunji dérape, aussi sûrement que Monica Belluci est brune !

Avec une certitude infiniment proche de l'absolu, il sera sur les récifs en moins de temps qu'il n'en faut à un alcoolique invétéré pour déboucher une bouteille de whisky ! Le valeureux capitaine se jette à l'eau, et empoigne l'ancre principale, qui tombe malencontreusement au mauvais moment, et qu'il doit donc trainer à proximité immédiate de l'ancre de secours, laquelle glisse lentement sur le sol...

Tout ça à trois mètres de profondeur, en apnée et avec un soleil déclinant...

Au prix d'efforts herculéens, il parvient à empenneler les deux ancres, avec un bout, c'est à dire qu'elles sont attachées l'une à la suite de l'autre.

La chaine est beaucoup trop courte, et donc, à la moindre rafale, l'ancre de secours décolle du fond comme si elle était en balsa, ce qui te démontre la colossale force de traction exercée par un catamaran sur sa ligne de mouillage.

Mais, une fois les deux ancres empennelées, tout redevient normal, l'ancre principale restant farouchement plantée dans le sable, tandis que l'ancre secondaire reste entre deux eaux, et sert de lest.

Ce qui te démontre que ce qui tient le bateau, ce n'est pas l'ancre, mais la chaîne ! Quand tu n'en mets pas assez, y'a rien à faire : tu dérapes !

Belle frayeur donc, car se retrouver surpris par un coup de vent quand ton mouillage est tout juste bon à tenir en place un Optimiste, c'est une expérience certes enrichissante, mais néanmoins anxiogène...!

Le poisson coffre, lui, s'est bien marré !

591 - Emotions fortes
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L
Frère, tu es un héros
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J
Bonsoir Frank jamais tranquille sur un bateau ....ici tout va bien mimi et moi t embrassons et prends soin de toi a bientot
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M
Fais attention à toi Franck , Ray a raison , ménage toi . Je t'aime mon fils
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R
Attention de ne pas te "péter" les poumons avec tes apnées ! En dépit de ta prudence, les aléas n'ont pas tous été pris en compte ! Résultat, un surcroît d'efforts et de travail qui nuisent à la qualité de la vie .... Attention !...
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