157 - Transition
18 mai 2013 - Le Marin - Martinique
Le Marin, lecteur ignorant des choses de la mer, est un peu à la plaisance ce que La Mecque est à la religion musulmane : un incontournable.
C’est le plus grand port de toutes les Antilles. Il y a un nombre incalculable de bateaux, de loueurs de bateaux, de vendeurs de bateaux, de réparateurs de bateaux, de fournisseurs d’équipements de bateaux, bref, il est impossible de faire une croisière dans les Caraïbes sans y faire escale au moins un jour ou deux.
Surtout parce que, si tu as besoin de quelque chose, c’est ici que tu vas le trouver. Et, comme tu le sais depuis que tu suis nos aventures de globe-trotters, en bateau, tu as toujours besoin de quelque chose.
Les gars du cru le savent : les shipchandlers sont ouverts le dimanche !
Nous, évidemment, même si on aimerait bien le faire, on ne déroge pas à la règle, et nous avons fait quelques emplettes dès que nous avons posé le pied à terre. Produit pour nettoyer Mini-Kouunji, qui commence à être marquée par le temps et le ragage sur les quais malpropres de nos escales, produit pour désinfecter les cales et les fonds du bateau (ça on en avait drôlement besoin !), une ventouse pour s’agripper à la coque quand on la frotte pour la débarrasser des coquillages qui se joignent à nous sans y avoir été conviés, remplacement du taquet de la poutre avant qui s’était arraché lorsque nous avions eu l’idée malencontreuse d’y attacher provisoirement notre chaîne de mouillage, connecteurs électriques dont nous avons fait une grosse consommation avec le cirque des pompes de douche et de cale, et il en manque...!
Mais pas tout en même temps, hein...?! Surtout qu’il fait un soleil de plomb, et une chaleur torride, ce qui ne manque pas de contraster avec le feu de cheminée que nous apercevons chez Jo (la soeur du pimousse), avec qui nous Skypons au cours d’une halte bienvenue dans LE bar de la marina, Le Mango Bay !
Pour arriver jusque là, on a bien navigué ce matin, même si le vent n’a pas été franchement favorable. Mais les perspectives sont jolies, en particulier lorsque nous nous faufilons entre la pointe et le Rocher du Diamant, qui, lorsque la mer est forte, se montre bien plus menaçant qu’il ne l’a été aujourd’hui !
C’est ensuite un bel orage qui nous barre la route, mais le capitaine fait tout son possible pour l’éviter, et il y parvient ! Ouf ! On arrive secs au Marin, et on profite ainsi de la beauté de la plage qui se situe à l’entrée de la baie, et sur laquelle le Club Med’ a jeté son dévolu.
Ah ceux là alors, toujours à s’approprier les plus jolis coins !
Le nombre incalculable de bateaux au mouillage dans la baie (qui est très vaste) te confirme, lecteur dubitatif, que Le Marin est un grand, un très grand, un immense, un gigantesque pôle d’attraction nautique.
Allez, on va récupérer l’ami José, demain on s’occupe de l’avitaillement, et on va essayer de faire réviser nos moteurs lundi matin, sinon, tant pis, on fera faire ça plus tard... On n’a pas eu d’bol : Papou était fermé aujourd’hui !