185 - Infiniment cool
15 juin 2013 - Tyrrel Bay - Carriacou
Là, tu vois lecteur, on est confronté à un dilemme cornélien : faut-il poursuivre le rythme quotidien du blog, vu qu’on fait tellement rien que ça va être sacrément compliqué de le maintenir au niveau d’intérêt et de suspense qu’il avait à ses origines, ou bien devons nous basculer sur un rythme plus lent, hebdomadaire par exemple ?
Avoue que ça, c’est de la question, hein ?
Bon, pour l’heure, on va rester au rythme journalier, mais y’aura p’t’être du changement dans les semaines à venir...
L’introduction de cet article t’a presque tout dit : on fait rien, absolument rien, et ça a du bon... et du moins bon...
On sait que la dualité gouverne toutes choses : il y a le bien et le mal, le jour et la nuit, le chaud et le froid, rien n’existe sans son contraire.
Alors ne rien faire nous convient, car c’est - comme dit le titre - infiniment cool.
Mais, d’un autre côté, on a de p’tits coups de blues, car l’inactivité absolue nuit à l’être humain en ce qu’il le renvoie à sa petitesse et à l’insignifiance de sa condition.
En d’autres termes, si on se laissait aller, on se dirait : mais qu’est ce qu’on fout là ?
C’est moins philosophique, comme question, mais c’est pareil !
Comme on a eu de bonnes notes au bac en philo, on sait répondre à la question : on savoure, on profite, on laisse aller, on lâche prise, on se détend, on se repose, on laisse le temps glisser sur nous comme s’il n’avait pas de prise, comme s’il n’était plus rien, rien qui importe.
L’homme moderne a oublié le rythme de la vie.
Aujourd’hui, tout un chacun est pressé, n’a pas une minute à soi, n’a pas le temps. Celui qui réussit est rapide, efficace, ne perd pas de temps, gère son emploi du temps à la minute, parce que “le temps c’est de l’argent”...
Alors, si c’est vrai, nous, on est milliardaires, parce qu’on a tout le temps qu’on veut. Dussions nous le passer à ne rien faire...
Ce ne serait pas ça, la vraie richesse ?
Qui sait...
