191 - C'est l'été
21 juin 2013 - Tyrrel Bay - Carriacou
Bon, on dit que c’est l’été parce qu’on sait que l’immense majorité de notre fan club et de nos lecteurs qu’on aime résident en métropole, là où l’hiver n’en finissait pas de ne pas finir... Parce que pour nous, l’été, ça fait 4 mois qu’il a commencé...!
Et il a donné de la voix aujourd’hui, parce qu’on a eu un soleil éclatant toute la journée. Kouunji aime bien ça : les panneaux solaires ont turbiné, les batteries se sont remplies de bonne énergie naturelle, et nous, au lever, on a fait notre natation.
Avoue qu’avec une eau aussi claire, et une anguille serpent à tâches blanches aussi facétieuse, ça valait le coup de faire trempette, hein ?
Puis le capitaine s’est penché sur le moteur bâbord, qui n’a pas l’air en grande forme. Il y beaucoup d’eau qui traîne dans la cale, et c’est pas bon signe... Après démontage, on s’aperçoit que le rotor de la pompe de refroidissement a depuis longtemps avalé son extrait de naissance, mais qu’il a négligé de nous envoyer un faire part...!
Bon, y’a plus qu’à tout changer ! Heureusement qu’on a acheté les pièces avant de partir ! La mauvaise surprise, c’est que Yanmar, dans le “kit” vendu pour ce type d’entretien, te met toutes les pièces, sauf le joint tout pourri en papier qui doit valoir 10 centimes et qui est cependant indispensable.
Bon, et ben... on va manger, on avisera plus tard, on réfléchit mieux l’estomac plein !
A table, c’est la bonne surprise du jour : on fait la connaissance de Jean Baptiste, le très sympathique patron du Lazy Turtle (La Tortue Fainéante, pour ceux qui seraient encore réfractaires à la langue des British et des Ricains réunis), resto fort sympathique où tu manges de délicieuses pizzas, avec une vue imprenable sur Tyrrel Bay et du WiFi de compétition.
Jean Baptiste est vraiment cool, et ça fait drôlement du bien de parler français ! Merci pour ton accueil, patron, on reviendra !
Direction le minuscule shipchandler voisin, et là, miracle, ils ont le joint qui nous manque ! Incroyable, hein ?
Une fois rentrés à bord, le capitaine se met au boulot, et deux heures après, il est rudement satisfait : tout est remonté, installé, prêt à fonctionner. On met le moteur en route et... on constate, amers, que ce n’est pas le rotor de la pompe qui posait problème, mais la pompe elle-même, qui a elle aussi avalé son extrait de naissance...!
Ces morts en série sont inquiétantes, non ? Il faut stopper cette épidémie !
Il ne nous reste plus qu’à trouver la pièce qui va bien...
Ca va sûrement nous occuper deux ou trois jours, ça...
Qui a dit qu’on ne glandait rien ?