Un catamaran autour du monde

30 Jun

198 - Martinique, escale technique (4)

Publié par Le capitaine et le pimousse

28 juin 2013 - Fort de France - Martinique

La journée est une nouvelle fois dédiée aux exigences pratiques du voyage : recharger les bouteilles de gaz, réapprovisionner la bibliothèque du bord (le pimousse a lu 26 livres depuis le départ !), trouver les produits d’entretien qui nous permettront de conserver Kouunji tout joli tout beau, et dénicher enfin les rivets en alu de 4,6 x 20 qu’on ne trouve nulle part depuis trois jours !

Comme le rechargement de la bouteille de gaz ne peut se faire qu’à Fort de France, qui est à 35 kilomètres, on apprécie drôlement d’avoir à notre disposition le carrosse de Papou, et on s’en va donc faire de la pub à Mécanique Plaisance à la capitale.

Las, on arrive juste avant midi pour découvrir que notre bouteille étant un peu spéciale (Visio de Butagaz), elle ne peut pas être rechargée ! Et on ne sait même pas si elle va pouvoir être remplacée... Mais pourquoi tout est toujours si compliqué ?

On avait choisi ce type de bouteille parce qu’il se logeait pile poil, au millimètre près, dans le compartiment dédié à cet usage à bord, mais finalement ce n’était peut être pas une bonne idée...

Scrogneutedjeu...!

Puis, nous faisons immersion dans le monde hostile, sauvage et angoissant... des galeries marchandes ! Ouille ouille ouille, ce monde, cette cohue, ce bruit, ça file le tournis !

On n’a plus l’habitude de voir tous ces magasins, toute cette agitation, toute cette frénésie mercantile, et ça nous donne le sentiment d’avoir débarqué sur une autre planète.

On fait avec, et on met dans notre panier tout ce qu’il faut pour notre bien être futur, en sacrifiant pendant trois heures notre bien être présent.

Comme Papou n’a plus d’ouvre boîte, et on lui en ramène deux : un pour la casbah, un pour le bateau !

Passage express à bord de Kouunji au retour, pour observer qu’un séjour sur un chantier naval n’est jamais très favorable à la propreté d’un bateau. Et, tu t’en doutes, lecteur malin, c’est un euphémisme !

Entre la poussière d’antifouling, la graisse des moteurs, la résine époxy, la transpiration, l’eau croupie des cales et tout ce qui traîne alentour, t’as beau faire gaffe, en trois jours, ton bateau est aussi cradingue que le gourbi d’un clochard !

198 - Martinique, escale technique (4)
198 - Martinique, escale technique (4)

On rentre chez Papou, et faisons enfin la connaissance de Béatrice, qui est aussi adorable que son chéri : ces deux-là vont parfaitement bien ensemble !

Après une baignade apaisante et rafraîchissante bienvenue (il a fait 32° aujourd’hui), on émigre vers un p’tit resto qui a eu la bonne idée de s’installer en bord de mer à Sainte Anne, pour y déguster un délicieux repas qui clôture parfaitement cette journée, et au cours duquel on compare nos bronzages pour savoir qui est le plus foncé...!

198 - Martinique, escale technique (4)
198 - Martinique, escale technique (4)
198 - Martinique, escale technique (4)
198 - Martinique, escale technique (4)
198 - Martinique, escale technique (4)

Et puis, tu verrais ce cirque pour payer l’addition : le capitaine et Papou rivalisent d’ingéniosité pour aller payer en douce !

Le capitaine croit avoir gagné quand malheureusement, le bidule de la carte bancaire lui dit deux fois de suite que la transaction a échoué. Papou sait alors qu’il va l’emporter, et tend fièrement sa carte bancaire, qui... est refusée elle aussi !

C’est à se demander si ces deux là ne sont pas des escrocs...?!

Alors le capitaine, qui comme Lucky Luke tire plus vite que son ombre, dégaine de son portefeuille des images sur lesquelles on peut lire 50, 20 et 10, et met fin au duel sous le sourire amusé de la serveuse, qui n’a jamais vu autant de détermination à payer une addition !

Saperlipopette : on n’a toujours pas trouvé nos rivets...!

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R
Voila une nouvelle immersion dans le vie de l'espèce grégaire, après tant de jours de quasi solitude, et je comprends bien que cela ne soit pas "évident" comme on dit de nos jours Quelle chance d'avoir pu trouver cet accueil ou le professionnalisme rivalise avec la convivialité ! Faudra féliciter Sylvie et son mari, pour cette mise en contact et pour la qualité des personnes que vous rencontrez...
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