321 - Escapade bis
29 octobre 2013 - Moitié Sud - Bonaire
Une bonne journée doit être bonne, ou ne doit pas être !
Telle pourrait être notre devise, un peu compliquée à mettre en pratique, car il est relativement difficile d’empêcher une journée de se dérouler, puisque le temps a cette particularité de s’écouler, quoi qu’il advienne.
Forts de cette idée que nous n’avons pas grand chose à faire face à cet état de fait que profiter, et bien... nous profitons !
Nous embarquons avec Cécile et Joni dans notre pick-up et longeons la route qui mène à la pointe Sud de l’île, et découvrons un à un tous les spots de plongée qui bordent le littoral. En fait, tout le littoral est un spot de plongée !
Mate un peu les salines, où les flamants roses barbotent peinards, les moulins à vent (normal c’est hollandais ici !) qui en fait servent à réguler le niveau de l’eau dans les marais salants, et les constructions érigées jadis pour guider les bateaux venus charger leur cargaison de sel.
Pour le déjeuner, halte dans le bleu turquoise du seul endroit convenable dans cette partie de l’île pour une baignade digne de ce nom, et t’avoueras que c’est tout de même pas vilain. Bon repas, et on repart sur les chapeaux de roue à la recherche du spot de plongée qui parait-il est le plus extraordinaire du coin. Manque de bol, une fois qu’on y est, un panneau polyglotte nous dit que c’est “muy peligroso” de plonger là où on voudrait le faire, que les courants sont très forts, et que la plongée se fait “at your own risks”.
Traduction : faut pas y aller ! Alors, on n’y va pas !
On remonte vers la côte sous le vent, en évitant au passage la ferme aux ânes, piège à touristes qui a pour seul avantage de t’apprendre ce que ça fait d’être mordu par un bourricot dégénéré, et nous faisons notre dernière halte de la journée à l’un des innombrables endroits estampillés sur la carte par le fameux drapeau rouge rayé d’une barre diagonale blanche, et qui, n’importe où dans le monde, t’indique que tu serais bien inspiré de chausser palmes, masque et tuba pour aller jeter un oeil dans le grand bleu.
Evidemment, on le fait, et on a sacrément raison, parce que c’est tout simplement inouï !
A trois mètres du rivage, dans un mètre cinquante d’eau parfaitement transparente, tu contemples ce qui se fait de mieux en matière de poissons tropicaux. Mais le fin du fin, c’est que comme tout Bonaire est une réserve maritime, les poissons, qui connaissent leur droit sur le bout des nageoires, n’ont absolument pas peur de toi, puisqu’ils savent qu’ils sont protégés ! Résultat, tu peux t’approcher d’eux à quelques centimètres, les toucher, ils n’ont même pas peur ! Ce qui nous a permis de faire les zouaves avec une bande de perroquets de minuit, on peut te dire que ça rend tout chose, un truc pareil !
Hélas, tu n’auras pas de clichés, puisque notre appareil a décidé de rendre l’âme au moment le plus inopportun...! Scrogneutedjeu...!
Apothéose pour la soirée puisque les équipages des trois bateaux (Contre Temps, Funambule et Kouunji) se retrouvent pour un dîner d’adieu.
Les funambules nous quittent, et filent vers Panama et la Polynésie. On s’est donné rendez vous, évidemment, parce que ce serait trop bête de ne pas se retrouver là-bas après tous les bons moments qu’on a partagé ici.
Si en plus y’a des glaces comme celles qu’on a dégusté chez Gio... Miam !