294 - Mélange
2 octobre 2013 - Playa del Americano - Blanquilla
La journée nous a offert du bon, et du moins bon.
On commence par le moins bon, comme ça on restera sur une une note gaie et optimiste, c’est mieux que l’inverse. Enfin, c’est ce qu’on pense, si t’es pas d’accord, ce ne sont pas les lectures qui manquent, et tu sais donc ce qu’il te reste à faire...
Le moins bon, donc, c’est la météo qui a été vraiment maussade. On a du faire les frais d’une onde tropicale qui est passée au Sud des Antilles, et dont nous avons récolté la traîne... Beurk !
L’ennui, c’est que les panneaux solaires n’ont rien donné, et c’est précisément lors de journées comme celle-là que nous regrettons de n’avoir pas d’éolienne.
Le moins bon, c’est encore notre cartographie électronique, sur laquelle le capitaine s’est échiné pendant deux heures, avant de constater qu’il n’y avait rien à faire et qu’en dépit des réinitialisations, remises à niveau, et autres procédés informatiques censés accomplir le miracle escompté, notre lecteur de cartes nous situe toujours au beau milieu des terres lorsque nous sommes au mouillage...!
Impossible de partir aux Roques comme ça, puisque la précision exigée dans ces endroits est de l’ordre du mètre...!
Aux grands maux les grands remèdes, le capitaine a configuré la cartographie manuellement, à l’aide du GPS de secours et de l’iPad, de sorte que nous sommes à nouveau calés comme il faut, c’est à dire en mer, ce qui est mieux pour un bateau... Mais il faudra vérifier à la toute prochaine escale pour voir si les corrections apportées au système sont pérennes, ou si l’erreur de la cartographie (qui a toujours été parfaite jusqu’à présent) concerne seulement Blanquilla.
Le bon, maintenant !
D’abord, le mouillage : on a quitté la Playa Yaque pour émigrer à un mille et demi de là, devant Playa del Americano.
L’endroit semble être ainsi nommé parce qu’un hurluberlu compatriote d’Obama est venu un jour construire une cambuse sur la falaise. Il faut dire que le mec avait du goût, car l’endroit est carrément beau. Sauf que c’est paumé, et que vivre ici, ce doit être... étrange.
Pour nous qui sommes de passage, on apprécie le calme, la paix, la sérénité. Mais si on devait rester ici six mois, on deviendrait neurasthéniques !
Quoi qu’il en soit, on en a discuté avec Cécile et Joni, et on est d’accord : c’est vraiment beau !
A n’importe quelle heure !
Tu excuseras la piètre qualité des photos, mais sans soleil, on ne pouvait pas faire mieux.
On subodore toutefois que, si l’hiver commence à pointer le bout de son nez en métropole, ces clichés vont quand même te faire du bien....