Un catamaran autour du monde

25 Oct

301 - Une décennie

Publié par Kouunji

9 octobre 2013 - Sarqui - Los Roques

Il y a dix ans de cela, jour pour jour, le capitaine était à l’hôpital, entre la vie et la mort, cassé un peu partout, exsangue, après qu’un mec distrait ait oublié de regarder dans son rétro avant de couper une ligne blanche...

Il y a des coups du sort qui te chamboulent une vie, sans crier gare, comme ça... Tu suis une voie, tout semble aller pour le mieux, et puis le grand barbu, là-haut, décide de mélanger les cartes et de redistribuer le jeu.

T’étais valide, t’es handicapé. Hop ! T’étais actif, tu deviens retraité. Bam !

Comme quoi la vie, parfois, ça tient à pas grand chose. Aujourd’hui aussi, la journée a été faite de tout petits riens, et au final, c’était encore du bon, du bonheur même, pourrait dire si on osait.

Et tu sais quoi ? On ose !

301 - Une décennie
301 - Une décennie
301 - Une décennie

Ca a commencé, juste derrière Kouunji, au matin, sur des dizaines de mètres carrés, avec cette incroyable chasse, menée par les oiseaux, suivis de près par de gros poissons, qui se partageaient le menu fretin ayant l’idée malencontreuse de nager trop près de la surface.

Les victimes nageaient à fleur d’eau ? Un bec rapide les happaient en un instant. Les mêmes victimes cherchaient alors la sécurité en profondeur ? Des plus gros coupaient leur retraite et les dévoraient.

Point de salut pour les faibles, dans la nature aux lois immuables.

Ensuite, on a remis Mini-Kouunji à l’eau, pour aller déambuler sur les ilets tout proches de nous, chercher des coquillages. Le Pimousse va confectionner un mobile avec.

Séance ciné et bricolage pour le moteur du dinghy, qui fait des siennes. Rien de grave.

On fait abstraction des deux bateaux qui sont venus polluer notre air et notre ouïe, car ils s’en sont retournés juste avant que nous en ayons marre de leur présence inopportune.

Que veux tu ? On s’habitue à n’avoir les îles que pour nous !

Quand tu jouis de panoramas comme ceux-là, tu n’as qu’une envie, c’est qu’un malfaisant ne vienne pas te gâcher le plaisir.

En parlant de malfaisants, on ne peut pas conclure cet article sans dire un mot des enfoirés qui prennent la planète pour une poubelle, et ils sont légion.

Car vois tu, ce qui nous fait mal au coeur, c’est de constater, au détour d’un lagon sauvage et isolé, comme ceux qui nous entourent ici, que les bouteilles en plastique, les canettes en alu, et toutes sortes de détritus que des salopards ont manifestement abandonnés sciemment en mer, jonchent le littoral et souillent ces plages paradisiaques.

Les enfoirés qui ne prennent pas la peine de conserver leur déchets pour les jeter à l’endroit adéquat devraient être éviscérés et pendus avec leurs tripes !

Voilà, c’est dit !

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L
Tout à fait d'accord, pas de pitié pour ces abrutis, tu les abandonnes sur une plage, bien ensablés jusqu'aux cou, et tu les laisses se faire bouffer par les piafs et les crabes, mort lente et douloureuse comme pour notre pauvre planète. C'est dingue de vouloir scier l'arbre sur lequel on est assis... La nature humaine est parfois destructrice.
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R
Y avait-il sur ces déchets quelque indication qui aurait pu permettre d'identifier le lieux de leur provenance ? on a bien trouvé sur la côté ouest des USA, des déchets provenant du Japon, après le tsunami de Fukushima !...J'imagine, en présence d'une nature aussi belle, le questionnement qui vient à l'esprit sur les inégalités de chance selon le lieu où on nait et où on vit !...Mais toi Captain, l'enfant de la chance, tu es mieux placé que quiconque pour savoir que les inégalités n'existent pas seulement là !.....
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