359 - Les Anglais ont débarqué
16 décembre 2013 - Nassau - New Providence - Bahamas
Il n’y a dans le titre de cet opus, lecteur adoré, aucune allusion aux cycles menstruels féminins, car nous sommes bien au-delà de ces considérations bassement sanguines...!
C’est juste que nos amis du “swinging London” arrivent today.
Notre seule préoccupation, aujourd’hui (hormis aller chercher Ricky & Nono à l’aéroport), est de doter Mini-Kouunji d’un moteur qui fonctionne. Car ramer, ça va cinq minutes, mais le capitaine ne voudrait pas être exagérément musclé, il paraît que quand on a les biscotos surdéveloppés, le cerveau fonctionne beaucoup moins bien...
Le capitaine s’est donc échiné durant quelques heures afin de remettre en état notre moulin, avant de jeter l’éponge devant le caractère infiniment récalcitrant de notre Mariner, qui, sache le lecteur ignorant des choses mécaniques, est une sous-marque de Mercury.
On a eu beau changer les bougies, vérifier toutes les connexions électriques, nettoyer le carbu, le filtre à essence, bref, faire tout ce qu’un mécano du dimanche est capable de faire, ça n’a pas eu plus d’effet que si on avait pissé dans un violon pour jouer la Marseillaise !
Cruel dilemme auquel nous sommes alors confrontés : on a deux membres d’équipage en plus ce soir, et rien pour les amener au bateau. Que faire ?
Et puis une annexe, c’est quand même très utile, non ?
Alors, ni une ni deux, le capitaine remonte son vélo, et s’en va sur les routes de Nassau faire le tour des vendeurs de mécaniques marines.
Il jette son dévolu sur LE moulin qu’il convoitait depuis si longtemps : un Yamaha 2 temps de... 15 chevaux !
Les prix - fort curieusement - sont incroyablement attractifs (moins cher qu’en France !), le capitaine négocie une livraison immédiate (le vendeur est estomaqué) et, deux heures après avoir débuté son périple, Mini-Kouunji est dotée d’un nouvel engin dévastateur !
Oh punaise, comme c’est bon, de foncer comme ça sur les flots bleus ! Ca déjauge en deux temps trois mouvements et ça dépote sévère ! Motorisée comme ça, Mini-Kouunji ne craint plus personne, pas même les off-shores les plus affûtés !
Mais, tant qu’on est en rodage, on reste sages !
Nous conservons un flegme tout britannique (c’est de circonstance) quand nous apprenons que l’avion des Londoniens a plus de quatre heures de retard, mais au bout du compte, nos invités sont là, ce qui illustre la pertinence de l’adage selon lequel tout vient à point à qui sait attendre.
Bon, il va maintenant falloir se démerder pour quitter Nassau au plus vite, parce que y’a sûrement plus beau aux Bahamas !