369 - On l'aurait trouvé ?
26 décembre 2013 - Harbour Island - Eleuthera - Bahamas
Qu’aurions nous trouvé, te demandes tu lecteur ?
Et bien, on te retourne la question : qu’est ce qu’on cherche depuis toujours, inlassablement, avec une ferveur et une constance qui s’apparente à une quête mystique ?
Et bien, tout simplement LE mouillage parfait !
Or, on en est sûrement pas loin...
Hier, on a fait le dos rond, car on savait que le mauvais temps n’allait pas durer. Et tu sais quoi ? En effet, il n’a pas duré ! Ouf ! Pour une fois que les prévisions météo sont exactes...
Aussi avons nous quitté Man Island pour une navigation terriblement éprouvante de 2 milles sur une eau tellement plate que c’en était inespéré, mais que nous espérions toutefois, car on te rappelle, si des fois tu as les neurones qui se court-circuitent, qu’il ne nous reste qu’un seul des deux jumeaux Yanmar, l’autre absorbant bien plus d’eau de mer qu’il ne peut le faire sans dégâts majeurs.
Nonobstant l’apparente paix du plan d’eau, nous sommes extrêmement vigilants, car toute la baie est truffée de hauts fonds, il n’y a qu’une passe et pas deux, alors ce n’est pas le moment de s’échouer à nouveau !
Le capitaine lit les cartes et trace la route, Ricky est à la barre et suit ses instructions, pendant que les filles font des trucs de filles.
On ne te dit pas quoi, sinon nos lectrices vont nous abandonner et considérer ce blog comme misogyne...!
Nous mouillons devant Dunmore Town, un patelin qui a tout ce qu’il faut là où il faut pour être un petit paradis sur terre.
Plutôt que de s’échiner à te le décrire, on va te le montrer, ce sera plus simple, il parait qu’on emploie parfois des mots trop compliqués...
Ce qui prouve qu’il y a même des cons qui nous lisent, alors pourtant que nous détestons les cons, mais ce n’est apparemment pas réciproque, ce qui laisse à penser que les cons le sont vraiment, ou qu’ils n’ont aucun amour propre !
On mange au snack, sous une chaleur torride mais bienvenue, on déambule, on traîne, on flâne, et on découvre que, juste là où nous sommes mouillés, il y aura une gigantesque fiesta ce soir.
C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, on émigrera de quelques centaines de mètres, parce qu’avoir l’impression qu’on est en boîte avec David Guetta alors que nous n’aspirons qu’à la quiétude, très peu pour nous !
Cela explique pourquoi les pêcheurs vident des tonnes de lambis !
Après l’effort, le réconfort.
On embarque sur Mini-Kouunji pour aller faire un plouf, (en anglais ça se dit “splash”, mais c’est pareil !), et crois nous si tu veux, mais la marée descend, et après un moment de détente comme tu en rêves - toi qui te cailles les meules dans l’hiver français - le capitaine paye de sa personne pour tracter notre dinghy au milieu des hauts fonds.
On ne va pas bousiller notre moteur tout neuf, quand même !
L’endroit est enchanteur, pas question de se gâcher le plaisir ! Et si tu ne nous crois pas, voilà de quoi te convaincre que ce mouillage est wonderful, comme disent nos potes concitoyens de la Queen Elisabeth number II !