Un catamaran autour du monde

31 Jan

393 - Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras

Publié par Kouunji

24 janvier 2014 - Warderick Wells - Exumas - Bahamas

Ce morning, pleins d’entrain, on se dit qu’on va aller à Compass Cay (à 32 milles), qui est parait il un des plus beaux endroits dans les parages.

Ceci dit, les guides te dépeignent chaque endroit comme le plus beau du monde... Ah, ces Ricains, toujours emphatiques... La mesure, il ne connaissent pas...

La météo dit que c’est bon, alors pourquoi ne pas y aller ? A 10 heures, on lève l’ancre, mais de vent il n’y a point.

On jette une ligne à la mer, avec notre tout nouveau leurre spécial dorade coryphène. On ne sait jamais, puisqu’on se traîne comme des tortues...

Les deux premières heures sont laborieuses, car le vent annoncé n’est pas au rendez vous. Tiens donc ?

On navigue sur le “banks” (c’est à dire sous le vent des îles, là où c’est peu profond), et il nous faut fréquemment nous dérouter pour éviter les bancs de sable qui se déplacent au gré du courant et des marées.

On te précise qu’on a trois cartographies différentes, qui nous donnent des infos également différentes... Dis, c’est normal, ça, tu crois ?

Alors on ressort la bonne vieille “eyeball navigation”, ou navigation à l’oeil, qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas gratuite, mais se base sur l’observation que le barreur fait de l’environnement marin.

Et on a plutôt intérêt à ouvrir l’oeil, et le bon, parce que le vent s’excite soudainement, et monte jusqu’à 30 noeuds ! Scrogneutedjeu...! Foutues Bahamas ! La météo est décidément toujours aussi imprévisible et changeante...

On modifie nos réglages, et Kouunji s’envole ! C’est le (mauvais) moment que choisit une énorme dorade coryphène pour se jeter sur notre leurre...!

Merdum, comme on dit en latin !

Pêcher à la traîne quand on lambine à 4 noeuds, ça va, mais quand on fonce à 9 noeuds au près avec 30 noeuds de vent, c’est pas franchement ce qu’il y a de plus facile à gérer.

Le Pimousse prend la barre, et se débrouille comme un chef. Mieux que le capitaine à la canne, qui laisse le poisson s’échapper à l’issue d’un vaillant combat d’une vingtaine de minutes, qui se termine une fois encore par un moulinet qui se vide inexorablement et le “tschoing” caractéristique du fil qui pète !

Cette dorade là avait des biscotos qui n’avaient rien à envier à ceux de Schwarzenegger ! Le budget “leurre” va encore grimper !

Nous aurions en réalité dû arrêter le bateau, mais il aurait été risqué de le faire compte tenu de l’impétuosité du zéphyr. C’est bien dit, ça, hein ?!

Avec ce vent qui a tourné et qui est beaucoup plus soutenu que prévu, il faut changer nos plans, car il n’est pas question de l’affronter pendant encore trois heures et d’aller faire les zouaves avec un seul moteur dans le mouillage que nous convoitons.

Le hasard fait finalement bien les choses, puisque nous sommes à proximité immédiate de Warderick Wells, et du Parc National des Exumas.

Il y a pléthore de règles à respecter, car c’est une réserve naturelle, mais hormis ça, il semble que ce soit mignon tout plein. Et ça l’est !

A 16 heures, on s’amarre à une bouée, et on va illico presto se dégourdir les jambes là où c’est beau, ce dont tu vas profiter une fois encore bien que tu aies le cul vissé sur ta chaise !

393 - Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras
393 - Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras
393 - Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras
393 - Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras
393 - Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras

Maintenant, la météo annonce quatre jours de calme. Et si on en profitait pour squatter le Parc National ?

Y’a plus moche, comme endroit, hein ?

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C
Magnifique photos !!!!!!
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B
Je ne dis rien.
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R
Bon je vois que le moral est revenu et que vous êtes à la recherche de beaux sites et de curiosités rares ! Les images sont superbes tant au niveau des sujets que de la qualité des clichés ! Ici l'hiver semble montrer les bout de son nez et je crois que février sera plus rigoureux !...
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