404 - Grosse fatigue
4 février 2014 - Little Farmer’s Cay - Exumas - Bahamas
Nous voilà scotchés ici pour quelques jours, le temps que le vent daigne soit tourner dans le bon sens, soit cesser de souffler sans discontinuer, ce qu’il fait depuis plusieurs jours et qui, on ne te le cache pas, nous tape sérieusement sur le système.
Mais les Bohémiens nous avaient prévenus : aux Bahamas, il y a toujours du vent. Hélas, ils avaient raison, chaque fois qu’il s’agit des Bahamas, les Bohémiens sont incollables !
L’endroit ne manque pas de charme, ainsi qu’on te le prouve in petto.
Il y a même une jolie plage cartepostalesque.
Seulement, si tu tournes un peu la tête, voilà ce que tu découvres...
Trompeur, les photos, n’est ce pas ?
Notre balade nous mène à l’épicerie, dont les rayons sont désespérément vides de produits frais, qui n’arrivent que vendredi.
L’épicière nous a dit d’être là à l’ouverture si on veut avoir la chance d’avoir quelques fruits et légumes. On y sera, Big Sister (c’est son surnom !), c’est sûr...!
A moins qu’on ait eu une fenêtre météo pour filer à Georgetown, qui nous semble désormais aussi inaccessible que la Lune ou les anneaux de Saturne.
Des Canadiens nous envient, car ils arrivent au terme de leur année sabbatique, et il faut rentrer pour reprendre le boulot... Quand on leur dévoile notre programme, ils ont la langue qui traîne par terre.
Mais nous, curieusement, on est préoccupés.
Il faut régler les problèmes techniques, d’assurance, d’argent, les soucis administratifs, bref, tout ce qui pollue la vie d’un marin avide de calme et de sérénité.
Surtout qu’il en est des assureurs de bateau comme des autres : tous les moyens sont bons pour ne pas payer !
On aimerait du beau temps et de la grosse chaleur pour batifoler dans l’eau et oublier toutes ces tracasseries, mais hélas, rien ne va comme on veut aujourd’hui... Il y avait de gros nuages dans le ciel et dans nos têtes.
Allez, demain sera un jour meilleur !