408 - Delphinarium
8 février 2014 - Georgetown - Exumas - Bahamas
Bon, lecteur, on ne va pas y aller par quatre chemins, on ne va pas te faire poireauter plus longtemps, ni te tenir en haleine, ni faire durer le suspense, ni tarder à te livrer le secret de ce titre mi-français mi-latin, ni multiplier les formules alambiquées pour traîner en longueur, ni nous éterniser davantage avant d’entrer dans le détail, ni freiner des quatre fers pour retarder l’échéance, ni quoi que ce soit d’autre qui aurait pour effet de t’énerver et de te laisser croire qu’on ne veut pas te dire ce qu’on veut te dire...
Non, on va t’expliquer directement que le point d’orgue de cette journée a été de nager avec un dauphin !
Que veux tu ? On ne peut pas avoir que des tuiles à longueur de temps sous prétexte que ça rend ce blog plus vivant et que le danger qui nous guette pimente tes lectures !
Il y a des jours où, tout de même, la chance (et les dauphins) nous sourient.
Avoue que, comme tous les dauphins d’ailleurs, celui là a une sacrée bonne bouille, hein ?
On l’a rencontré du côté Ouest d’Elizabeth Harbour, juste devant Georgetown, où après une navigation épique de 1,6 mille, nous avons à nouveau jeté l’ancre dans un endroit plus calme que le cimetière du Père Lachaise.
C’est te dire si c’est calme... euh... mais on exclut du Père Lachaise la tombe de Jim Morrison, où il y a toujours un bordel indescriptible et quelques junkies bien défoncés qui lui rendent hommage...!
A ce propos, sache qu’à peine arrivés à terre (après avoir emprunté le minuscule passage pour les dinghies), il nous en est arrivé encore une bien bonne.
Tu sais lecteur qui nous connait bien, que le capitaine ne boit pas, ne fume pas, et fait du sport depuis qu’il a l’âge d’en faire. Bref, plus sain que lui, tu meurs !
Pourtant, ça ne rate pas : chaque fois qu’on débarque quelque part, tu peux être sûr, comme deux et deux font quatre, que le plus rapide des dealers s’approche du capitaine pour lui proposer toutes les substances illicites qu’il a en stock !
Double confirmation du principe aujourd’hui avec le capitaine pris d’assaut à peine a-t-il mis un pied à terre par un black jovial qui lui propose des trucs qui se fument, des trucs qui se sniffent, et des trucs qu’on s’injecte dans les veines...! Incroyable...!
Le capitaine décline l’offre, s’éloigne de quelques pas, l’autre insiste gentiment, alors le Pimousse prend le relais pour lui expliquer que c’est pas la peine d’insister, parce qu’il ne refourguera jamais la moindre dope à ton écrivain préféré.
C’est à ce moment précis qu’un deuxième mec aborde le capitaine et lui propose... la même chose !
Avoue que c’est pas croyable, un truc pareil ? Et pourtant, ça fait déjà un paquet de fois que ça nous arrive. Y’a pas, le capitaine, avec son bronzage parfait et ses cheveux blondis par le soleil a vraiment une dégaine de surfeur accroc à l’herbe !
Tout ça pour te dire que, même si ça fait rire, et bien que Georgetown ait un certain charme, on est tout de même mieux dans l’eau avec les dauphins…!
Et nous ne perdons pas les bonnes habitudes, et souhaitons un joyeux anniversaire à deux de nos plus fidèles lecteurs : Philou d’Estoher et Natha de Hong Kong !
On est lus dans le monde entier ! C’est la classe !