410 - Le retour des petits pois
10 février 2014 - Georgetown - Exumas - Bahamas
Vois tu lecteur, on ne va pas encore t’asséner des photos remplies de bleu turquoise et de mouillages féériques, tu finirais par t’énerver, toi qui est confronté au quotidien à la grisaille, au froid, et aux histoires de cul de notre président qui arrivent à peine à te divertir...!
Il est vrai qu’elles sont moins palpitantes que ce blog, qui n’est aucunement sexuel et néanmoins digne d’intérêt, preuve s’il en est qu’il est vain de flatter les bas instincts des lecteurs pour s’en assurer la fidélité.
Aujourd’hui, on est restés sur place, les seuls mouvements de Kouunji étant de virer au gré du vent (ridicule) qui tournait de temps en temps.
Grand calme, grand beau, repos de ton équipage favori, bref, que faire quand tout t’incite à ne rien faire ?
Et bien, la réponse est simple : la popotte !
Après tout, nous sommes français, et l’art culinaire tricolore rayonne à travers le monde. Alors y’a pas de raison de ne pas être un peu cocardier et mettre en avant notre savoir faire en la matière !
On t’avait promis (cf. art. 181 de ce blog haut en couleurs) qu’on te donnerait la recette un de ces quatre d’un de nos plats favoris : les petits pois à la José ! Il est temps de tenir notre engagement.
Et puis tu vas voir, c’est très facile, et ça change des sempiternels lardons qui accompagnent trop souvent les fameux p’tits pois ! Julien Clerc n’a qu’à changer les paroles de sa chanson...
Voilà le topo :
- tu prends du chorizo (pas trop fort)
- du jambon sec (on n’en avait pas mais il en faut !)
- un oignon
Et tu fais revenir tout ça dans l’huile d’olive.
Une fois que c’est bien doré et que tu commences déjà à saliver, tu ajoutes des dés de tomates, et tu laisses mijoter.
Quand ça sent encore meilleur et qu’il te tarde de t’attabler pour bâfrer, tu prends ton mal en patience et tu rajoutes les p’tits pois, avec une partie de leur jus, mais pas trop.
Tu laisses encore mijoter un p’tit quart d’heure, et, quand tu n’en peux plus, tu te mets à table et tu dégustes...!
Aussi incroyable que cela paraisse, on s’est payé ce plaisir car nous avons eu la chance de trouver hier du chorizo (de piètre qualité il faut bien le dire), ce qui ne nous était pas arrivé depuis la Martinique, soit plus de... six mois !
Ce blog est désormais à classer dans la catégorie “gastronomico-maritime”...!