436 - Retour au liquide
8 mars 2014 - Caicos Marina & Shipyard - Turks & Caicos
Du liquide, il en faut toujours un peu sur soi...
En bateau, le liquide, c’est bien d’être dedans... Et c’est enfin le plaisir qu’on a offert à Kouunji, qui en avait marre d’être au sec.
Sous l’oeil curieux de spectateurs peu exigeants (un grutage n’est pas ce qu’il y a de plus folichon à regarder, il faut bien l’admettre), voilà notre embarcation à nouveau dans l’élément pour lequel elle est conçue.
Ce qui n’aura pas été sans complications, puisqu’il aura fallu un énorme chariot élévateur pour hisser Mini-Kouunji au niveau de l’arceau, puisque nous avons eu beau courir tous les shipchandlers de l’île (il y en a un et demi...!), nous n’avons pas trouvé la moindre poulie susceptible de servir à la manutention du dinghy.
Jamie, le gérant du chantier, face à tant de déveine, s’est montré curieusement très prévenant, et a taxé sur différents vieux rafiots entreposés de part et d’autre de son immense dépotoir les poulies les plus à même de nous dépanner.
Le capitaine fait le plein de gasoil, pour assister à un spectacle dont il aurait volontiers fait l’économie : le tuyau de la pompe lui pète en pleine gueule, l’aspergeant copieusement au passage de diesel gras et puant.
La plaisance, c’est le pied !
L’après midi se passe sous une bruine tenace, à nettoyer Kouunji qui, après 18 jours sur le chantier, est aussi sale qu’un mineur de fond après une journée de boulot.
On ne reverra pas Valérie, qu’on a quitté ce matin avec la larmichette de rigueur en pareille circonstance. On aura savouré sa compagnie durant la quasi intégralité de notre séjour ici, et inversement.
Rendez vous est pris pour se retrouver en Polynésie.
Et on en prend le chemin dès demain, parce qu’on a expédié nos formalités douanières, qui ont coûté cher (of course), car ici, absolument rien n’est bon marché. Dans quelques heures, on sera hors la loi si on n’a pas décampé.
Et vu ce que nous a coûté le séjour ici, autant te dire qu’on n’a qu’une envie : foutre le camp pour que cette hémorragie portefeuillesque prenne fin !