458 - Comme un avion sans ailes
10 avril 2014 - Las Perlas - Panama City - Panama
On quitte aujourd’hui Las Perlas, pour revenir à Panama City.
On a du bol : la mer est calme, le vent - après un premier bord un peu fastidieux - modéré et plutôt bien orienté au près bon plein.
Avec tout dessus, Kouunji bombarde, comme un avion sans ailes, suivi de près par Contre Temps, qui perd un peu de terrain, contraint qu’il est de gérer les nombreuses prises effectuées grâce à ses leurres magiques...! Belle Oiselle garde ses distances mais nous talonne. Les dauphins nous accompagnent une fois encore...
Après six heures de navigation, sur une mer plutôt calme, on est de nouveau à La Playita, avec quelques kilos de poisson frais à se partager.
Heureusement que nos boat-potes sont généreux, car nous sommes bredouilles question poiscaille. Il va falloir revoir sérieusement tout ça : lignes, leurres et technique.
L’arrivée aux abords du canal est toujours aussi impressionnante, avec les géants d’acier qui patientent en attendant leur tour.
La mauvaise nouvelle du jour nous vient des Bohémiens. Ils sont arrivés sains et saufs à Panama, ce qui nous réjouit. Ce qui nous réjouit moins, c’est qu’ils seront mesurés mardi prochain et ne passerons le canal qu’à la fin de la semaine prochaine.
Bigre ! Mais qu’est ce qu’on va faire en les attendant ? 9 jours à tuer...
C’est la semaine sainte qui arrive, tout Panama va être en congés.
La réponse arrive au cours du repas du soir, pris sur Contre Temps, puisque Cécile a accommodé les poissons avec une maestria hors norme, et tu penses bien que les discussions vont bon train quant au programme des jours à venir.
Y’a des chances pour qu’on aille se détendre à Taboga et à Taboguilla , qui sont des îles minuscules situées à seulement 20 ridicules petits milles de Panama City.
Il paraît que les mouillages sont bons, et les villages charmants. On aurait tort de ne pas y aller, hein ?
Comme quoi Luké et Marie, qui sont les régionaux de l’étape, ont dans leur besace plus d’une info valable.
Et mieux encore, ils nous ont préparé un dessert inouï : glace et roulés à la canelle maison...! A bord d’un bateau, ça prend une dimension exceptionnelle, un truc comme ça !
Franchement, elle est pas belle, la vie ?