467 - Noir et blanc
22 avril 2014 - Contadora - Las Perlas
Il nous tardait de quitter La Playita, mouillage certes pratique, mais qui n’a aucun autre attrait.
Pire, la ligne d’eau et la patte d’oie sont aussi crasseuses que si Kouunji avait baigné dans une mare d’huile de vidange !
Après un réveil aux aurores pour aller faire le plein de produits frais, on lève l’ancre à 10 heures, et les Bohémiens nous emboîtent le pas.
On fait nos adieux à Belle Oiselle, en leur confiant des paquets pour la famille du Pimousse. Merci les boat-potes !
Contre Temps, qui n’a pas encore son gaz, suivra demain.
La sortie du canal (ou l’entrée, ça dépend dans quel sens tu vas !) nous offre encore son lot de perspectives remarquables.
Notre traversée de 30 milles est étrange : les nuages sont bas, le ciel est lourd, la lumière terne. Les couleurs ont disparu. La mer n’est pas bleue, mais grise. Le ciel aussi. Le soleil est blanc. Tout ce qui croise notre route est noir.
C’est vraiment une esthétique atypique, seulement faite d’ombres et de contrastes. En noir et blanc.
Pélicans et thoniers jalonnent les abords de Contadora, où nous jetons l’ancre en fin d’après midi, après une navigation terrible, des creux de 10 centimètres, et des rafales à 8 noeuds...!
On a tout de même fait la moitié du trajet sous code D, et attrapé une bonite de 350 grammes !
Tout ça est fort tranquille, et le repas pris à bord de Bohemia clôture idéalement cette journée qui marque tout de même notre grand départ pour la traversée du Pacifique.