470 - Mystères insondables
25 avril 2014 - Contadora - Las Perlas
Les larmes du Pimousse en attestent : il y a des jours où on aimerait être n’importe où, mais pas sur le bateau.
Comme tu le sais, on est dans les starting-blocks, en attendant une fenêtre météo qui nous permette de faire la traversée jusqu’aux Galapagos. Seulement la fenêtre ne vient pas...
En attendant, on peaufine les préparatifs. Et c’est là que le bât blesse.
On découvre d’abord que nos réservoirs d’eau douce se déversent consciencieusement dans les fonds du flotteur tribord. Au réveil, il y a au moins 200 litres qui inondent Kouunji, et nos réservoirs sont presque vides, alors qu’on a fait le plein juste avant de quitter Panama.
Scrogneutedjeu...!
Ok ! Y’a qu’à trouver l’origine de la fuite, réparer, et on n’en parle plus.
Et bien, crois nous si tu veux, mais on a tout démonté, passé en revue toute la tuyauterie, et de fuite nous n’avons point trouvé. L’aide - fort appréciée - de Jean Pierre n’a rien changé.
Le capitaine, épuisé par tant d’efforts, s’endort à fond de cale... Terrible, hein ?
C’est ensuite le tour du PC du bord - que l’on doit coupler avec l’Iridium - de jouer les comiques : pas moyen de le mettre en service. On ne sait pas pourquoi.
Déjà que l’informatique en français, c’est pénible, mais alors dans la langue des toréadors, c’est vraiment casse-bonbons !
Un conseil : évite d’acheter ton électronique de bord chez Nauticom, ce sont des branleurs, qui te refourguent leurs produits (pas toujours bons) et ensuite ne font rien pour te filer un coup de main quand ça merdoie.
On peut oublier la météo au large ! Faudra se démerder !
Ce qui est d’autant moins réjouissant qu’un p’tit monocoque, Tournesol, copain de Contre Temps, vient d’arriver aux Galapagos, après 18 jours de galère...! Quand tu lis le récit de leur traversée, tu as définitivement le moral dans les chaussettes ! Partis de Las Perlas (comme nous) ils ont du rejoindre les côtes de l’Amérique du Sud pour refaire les pleins de gasoil, tenant l’absence de vent et les courants contraires !
Pas glop !
Allez Pimousse, sois pas triste, y’aura des jours meilleurs...!
Pour se requinquer, le Pimousse met en oeuvre ses talents de réflexologue, et rebooste le capitaine de Bohemia pour une durée indéterminée.
La soirée se finit en beauté, avec un bon resto chez Pascal, un français pure souche, qui a annexé Contadora, et une séance folklorique de remontée dans l’annexe au milieu des rouleaux.
Ceux qui voulaient rester au sec en sont pour leurs frais...!