505 - Jacques Brel & Paul Gauguin
21 novembre - Hiva Oa - Iles Marquises
Venir aux Marquises, et spécialement à Hiva Oa, sans aller sur la tombe de Jacques Brel et de Paul Gauguin, c’est un peu comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel, aller à New York sans voir la Statue de la Liberté et l’Empire State Building, aller en Egypte sans voir les pyramides, aller en Chine sans voir la Grande Muraille, bref, ce serait un crime de lèse-voyageur !
Aussi avons nous sacrifié à la tradition, bien que nous ne soyons pas de grands fans de ces deux artistes, au talent néanmoins indéniable.
Cette balade nous a été d’autant plus facile qu’à peine débarqués sur le quai, on retrouve Fred et son acolyte Richard, un local pure souche, qui s’improvise guide touristique et nous trimballe dans sa guimbarde vers des endroits qu’on n’aurait pas eu l’idée d’aller explorer en pédibus.
Aubaine s’il en est, puisque cela nous permet de t’offrir des vues splendides d’Atuona, la “capitale” d’Hiva Oa.
Une fois au cimetière, ce qui frappe, ce sont les galets déposés sur la tombe de Brel, sur lesquels d’innombrables témoignages disent l’admiration des uns, l’amour des autres, et confirment ainsi la réputation de l’ami Jacques.
Richard nous en apprend encore un peu plus, lui qui, dans sa prime enfance, venait se baigner chez Brel, qui possédait l’unique piscine de l’île !
Il confirme ainsi ce que tout le monde se plait à raconter, à savoir que Brel, philanthrope s’il en est, avait passé son brevet de pilote et fait l’acquisition d’un avion grâce auquel il transportait à travers toutes les Marquises les malades, les médicaments, et ce de façon totalement désintéressée.
L’aéroport de Hiva Oa porte d’ailleurs son nom, et un timbre à son effigie a été créé l’an dernier, sur lequel figure son avion.
La tombe de Gauguin ne porte pas trace de semblables hommages. Il faut dire que le peintre est peut être moins connu (tu sais citer de mémoire le titre d’un de ses tableaux ?), et sa réputation est nettement moins flatteuse que celle de Brel.
Gauguin, lui, était fauché, ne rendait service à personne, et semblait avoir une sorte de prédilection pour les jeunes filles de l’île... Vraiment jeunes...
Il n’en a pas moins donné son nom au centre culturel, qu’on ira visiter un de ces quatre, on ne va pas tout te raconter d’un seul coup, tu risquerais d’aller lire d’autres blogs que le nôtre !
Et rien ne nous meurtrirait davantage que ta désaffection, lecteur chéri...!