558 - Fenua Enata
24 février - Taiohae - Nuku Hiva - Iles Marquises
On t’a déjà dit que ce qui est prépondérant, en Polynésie, c’est l’humain. Les gens sont accueillants, chaleureux, ouverts, généreux, et les rencontres faites jusqu’alors aux Marquises témoignent de cet état de fait que nos grandes villes de nos sociétés modernes ont totalement effacé.
Les plus parfaits inconnus te parlent sans se méfier, n’ont pas peur du contact, sont disposés à t’écouter, même si tu es le énième marin à raconter que tu as fait la moitié du tour du monde pour venir jusque chez eux, et font une chose qui contraste singulièrement avec la France : ils sourient.
Fenua Enata, c’est le nom marquisien des Marquises. et tu ne seras pas surpris, compte tenu de ce qu’on te narre depuis notre arrivée ici, d’apprendre que ça signifie : terre des hommes.
Voilà, tout est résumé : ce qui compte avant tout, c’est l’homme.
Ce n’est pas le pognon, la réputation, le luxe de ta baraque, la puissance de ta bagnole, ou quoi que ce soit d’autre dans ce registre.
L’être avant le paraître.
Simple, non ?
Nouvelle démonstration aujourd’hui par le biais de nos retrouvailles avec François, qu’on avait rencontré aux Gambier, et qui est la gentillesse incarnée. Rappelle toi les articles 481, 482 & 483 de ta lecture favorite.
On l’invite lui et son pote Mario (un rital au poil, en vacances) à déjeuner à bord de Kouunji.
C’est tout de même renversant de voir l’émotion partagée grâce à ce moment d’une grande simplicité, et néanmoins extrêmement chaleureux.
Mario parle avec les mains (c’est normal pour un rital !) François, qui connait Nuku Hiva comme sa poche nous file toutes les combines, et nous voilà à nouveau heureux.
C’est simple, c’est bon, ça fait du bien.
Et puis, quand tu passes la journée au milieu d’un panorama pareil, avec des gens que tu aimes, tu ne peux pas ne pas être heureux, pas vrai ?
Si t’es pas d’accord lecteur, change de blog !