561 - Takanini et l'exportation
28 février - 1er mars 2015 - Taiohae - Nuku Hiva - Iles Marquises
San Diego, en Californie, ça te parle ? Le groupe de danse traditionnelle de Nuku Hiva a prévu d’y aller, pour enseigner aux p’tits ricains les rudiments du tamure (prononce tamouré en roulant le “r”).
Seulement ça coûte des sous. Beaucoup de sous. Alors, comme un Polynésien ne fera jamais la manche, ils organisent un spectacle avec buffet, et tout le monde est convié, y compris les voileux, pour récolter un petit pécule.
Nous, tu nous connais ? Si c’est pour une B.A., on est là !
On ne regrette pas, parce que les danses marquisiennes, oh purée lecteur, c’est du tout bon ! Les Gambier, à côté, peuvent aller se rhabiller...!
Il y a pas mal de rivalité entre les archipels, mais y’a pas photo : les Marquises dominent de la tête et des épaules. Et le buffet, miam...! Marquisien à souhait. C’est à dire copieux. Très copieux.
Mais ne crois pas qu’on n’a fait que regarder le spectacle et s’empiffrer. On a aussi travaillé. Et pas pour rien.
Pierre nous a généreusement refilé des foils. Ce sont des ailettes, à fixer sur l’embase du moteur de Mini Kouunji, afin de l’aider à déjauger, c’est à dire se hisser sensiblement au-dessus de l’eau pour “planer”, et naviguer plus vite et plus facilement en sollicitant moins le moteur.
Le capitaine s’est attelé à cette tâche, et on ne regrette pas : on a l’impression d’avoir mis un moteur de 30 chevaux au lieu de nos 15 habituels ! Oh purée, ça dépote ! A peine tu ouvres les gaz, Mini-Kouunji jaillit telle une fusée : épatant ce que ça peut faire, ces p’tits bouts de plastique.
Et, clou du spectacle en fin de journée, le concert de Takanini. Si tu ne connais pas lecteur, sache que Takanini est aux Marquises ce que les Beatles étaient au Liverpool de 1960 : les stars incontournables. Un reggae bien balancé, dopé par un soupçon de rock, c’est mélodieux, c’est recherché, ces gars là n’ont rien à envier au grand Bob Marley.
C’est te dire si c’est du bon.
Bref, une journée sympa, si on exclut le bruit infernal des sonos qui marchent un peu partout... Pour le calme, faudra attendre le lendemain...
Le lendemain, précisément, on y est. Nos boat-potes de Contre-Temps qui galèrent à Ua Pou se demandent s’ils ne vont pas nous rejoindre. Ils auraient drôlement raison.
Ici c’est peinard, il fait, beau, et c’est détente totale.
Normal, c’est dimanche !
Bref, une journée sympa, si on exclut le bruit infernal des sonos qui marchent un peu partout... Pour le calme, faudra attendre le lendemain...
Le lendemain, précisément, on y est. Nos boat-potes de Contre-Temps qui galèrent à Ua Pou se demandent s’ils ne vont pas nous rejoindre. Ils auraient drôlement raison.
Ici c’est peinard, il fait, beau, et c’est détente totale.
Normal, c’est dimanche !