571 - En route vers le paradis
3 - 6 avril - Fakarava - Tuamotus
3 avril
Le 3 avril est la date de nos retrouvailles avec Nusa Dua. Seulement une petite quinzaine qu’on avait quitté Rautea et Pierre, et leurs deux diablotins, Lino et Noa, et ils commençaient sacrément à nous manquer...
Pour fêter ça dignement, plongeons à gogo, et repas d’anthologie avec guitare de rigueur et en compagnie de David et Vehiani, en charge de la santé de l’île.
Dans un cadre aussi somptueux que celui-là, ce serait ballot de ne pas s’éclater.
Mais attends... t’as encore rien vu lecteur !
4 avril
Le Nord de Fakarava est beau. Mais le Sud encore plus. Alors on fait des emplettes...
... et on y va !
Nusa Dua et Kouunji se tirent la bourre, et Kouunji a beau donner le meilleur de lui-même, il n’est pas en mesure de rivaliser avec l’ovni qui a gagné les cinq dernières éditions de la Tahiti Pearl Regatta...!
Mais naviguer, même au près, sur un plan d’eau où il y des creux de 10 centimètres maxi, c’est le pied intégral !
Et mouiller au bord du lagon, au milieu de nulle part, où les plages de sable blanc se succèdent à un rythme effréné, aussi !
5 avril
Ca y est ! On voulait aller au Sud de Fakarava, et on n’a pas traîné : presque 9 noeuds de moyenne au près !
Nusa Dua et Kouunji continuent de batailler amiablement, avec une avantage constant pour le vaisseau spatial signé Outremer...! Mais, de l’aveu de son skipper, la résistance de Kouunji est épatante.
Depuis qu’on est en Polynésie, on nous vanté les mérites de Fakarava et la beauté incomparable de ses plages de sable rose.
Mais nous, tu nous connais ? Tant qu’on n’a pas vérifié de visu, on ne se prononce pas.
Seulement, maintenant qu’on a vu avec nos propres yeux (qui n’en revenaient pas de tant de beauté) on abonde, et on confirme : ce coin là a tout du paradis terrestre.
Surtout, au-delà des paysages d’une pureté absolue, la bande des boat-potes s’agrandit encore. On fait la connaissance de Nico, qui navigue sur Requin’roll (!), et celle d’Aldric, le sémillant créateur de Fakarava Yacht Services, qui est aussi indispensable ici pour les voileux que l’est un tampon hygiénique pour une femme en pleine période de menstruations...!
Bref, si le bonheur ressemble à quelque chose, c’est à n’en pas douter à un truc dans ce genre là...!
Repas en commun et rigolade assurée le soir à bord de Nusa Dua.
6 avril
Les plages de sable rose sont à nous. Rien qu’à nous.
C’est un peu l’avantage d’aller naviguer au bout du monde : t’es pas emmerdé par les voisins... Le trio de choc Nusa Dua - Requin’Roll - Kouunji squatte un des plus beaux endroits de la planète et n’est pas disposé à le partager, ou alors seulement avec des mecs sympas dans notre genre...
Aldric est toujours là, mais décarre à midi pour retrouver Stéphanie, sa douce moitié, qui se tape tout le boulot pendant qu’il se la coule douce avec les enfants. Il a tout compris, le bougre !
Grande discussion philosophique dans la piscine, avec cette question lancinante : est-ce qu’on est mieux ici, à papoter dans une eau à 32°, ou enfermé à Paris dans un bureau qui sent le tabac froid et la sueur pour faire un boulot à la con ?
On a une petite idée, mais on ne veut pas t’influencer, lecteur, alors fais toi ta propre opinion. Et pour t’aider, voici encore des clichés du spectacle qui s’offre à nous, et à toi par voie de conséquence...!
Les plus chichiteux diront que l’endroit n’est pas aussi paradisiaque que ça puisqu’il y a des requins. En effet...
Mais comme les requins nous foutent la paix, les chichiteux ont tort !
Repas en commun et rigolade assurée le soir à bord de Requin’Roll.