579 - Lézarder ? Tout un art...
16 - 23 mai - Moorea - Tahiti
16 mai
Buller, c’est pas à la portée du premier venu.
La preuve ? Combien de fois tes mioches t’ont empoisonné la vie avec cette question qui tue : “qu’est ce qu’on fait ?”
Toi, t’as simplement envie de leur répondre “ben, rien...”, mais tu sais que ce n’est pas possible, parce qu’ils ne vont pas te laisser en paix.
Nous, on n’a pas ce problème, puisque nos mioches sont grands et qu’ils ne sont pas avec nous ! Ils nous manquent, tout de même...
L’avantage, c’est que si on veut buller, lézarder, flemmarder, glander, procrastiner, se relaxer, se reposer, fainéantiser, se la couler douce, personne n’est là pour nous empêcher.
C’est donc ce qu’on a fait en compagnie de Thierry et Caroline, sur la p’tite plage juste devant chez eux.
Non sans se taper un bon gueuleton ici même, où tu aimerais sans doute, après les agapes, te faire masser les doigts de pied...
Bref, on a rien fait, et on en est fiers !
17 mai
Date mythique à bord de Kouunji puisque ça fait #&@ ans que ton équipage préféré aux aventures épiques qui n’en finissent pas de te ravir vit en couple.
Pour fêter ça dignement, on va te raconter ce qui peut l’être, pour le reste, ton imagination (néanmoins fertile) a du boulot !
On s’est embarqués sur le bateau de Thierry et Caro, une p’tite coque de noix qui est parfaitement adaptée à l’usage auquel elle est destinée, à savoir nous emmener là...
C’est au Nord Ouest de Moorea, dans le lagon. Le motu Fareone fait face au motu Tiahura, et comme tu peux le constater, c’est beau.
On a nagé au milieu des raies et des requins, et l’une de ces bestioles a mordu le capitaine.
Si tu penses que c’est un requin, tu te gourres : c’est une raie qui a voulu lui bouffer un doigt !
Ces animaux sont nourris par les touristes et tous les abrutis qui les amènent voir le spectacle, de sorte qu’ils ont complètement perdu leur comportement naturel. Les raies, dès que tu es à l’eau, se jettent sur toi pour attraper la pitance qu’elles attendent désormais toujours au même endroit...
Ce qui nous conforte dans l’idée que c’est pas vraiment futé de nourrir des bestioles de ce genre, et que si tu as envie de les voir de près, il vaut nettement mieux se donner la peine de plonger et de faire un petit effort plutôt que d’en faire des bêtes de cirque, toujours imprévisibles...
Et si c’était les requins qui s’étaient excités...?!
Quoi qu’il en soit, l’endroit est beau (très beau même), on en profite donc, et c’est du bon (du tout bon même), toute la journée.
Un p’tit résumé en images te le confirme.
Qu’est ce que t’en penses, toi, lecteur, de ce coin ? Tu serais bien venu pique-niquer avec nous, pas vrai ?!
18 mai
Journée pourrie : pluie, vent, grisaille. Ouais, ça arrive même en Polynésie.
On reste à bord, on mate des films. Comme toi le dimanche après midi quand il fait froid dehors pendant l’hiver.
Sauf que nous c’est pas pareil : on crève de chaud !
19 mai
Il est temps de regagner Tahiti. Moorea est une escale au poil, mais il faut faire réparer Kouunji, et les négociations battent leur plein avec l’assureur de l’expert qui a lamentablement merdé à Turks & Caicos.
Tu remarques que, comme on bien élevés, on ne dit pas son nom, à ce vilain pas beau...!
On hisse les voiles, et avec un très léger vent portant, et l’aide des jumeaux Yanmar, on avale les 12 milles qui nous séparent de Marina Taina en moins de deux.
Maintenant, y’a plus qu’à attendre le bon vouloir de l’assureur.
Une épreuve parfaitement adaptée pour tester ta patience et ton sens de l’abnégation...
20 mai
Matinée shopping à Papeete (mamma mia que c’est cher ici !) et déjeuner avec les Bohémiens, qui vont s’en aller profiter de leur dernier mois avec leur rejeton à bord pour aller voir aux Tuamotus (à Tikehau précisément) si l’eau n’est pas plus bleue.
Ils ont bien raison !
Papeete a son charme, mais on y reste seulement parce qu’on a des obligations.
Comme celle de manger des glaces à la chantilly par exemple !
21 mai
Journée tellement inintéressante qu’on ne t’en parle pas. Ca n’arrive pas souvent, alors on a le droit !
22 mai
Il nous est arrivé un truc pas ordinaire.
Pierre nous a confié le soin de récupérer Nusa Dua au chantier pour aller l’amarrer sur un corps mort à marina Taïna, puisqu’il part avec toute sa famille en France.
Nous sommes honorés par cette marque de confiance, car il est bien évident qu’un mec aussi soucieux de son bateau ne le remet pas entre les mains de n’importe qui.
On quitte le chantier au p’tit matin, on s’engage dans le chenal du lagon, et on appelle la tour de contrôle de l’aéroport, pour leur demander l’autorisation de passer, puisque la trajectoire des bateaux est perpendiculaire à celle de la piste d’atterrissage (qui est aussi une piste d’envol, ça dépend du sens de l’avion...) et que tu risques de te faire remonter les bretelles (et une amende) si tu ne respectes pas la règle.
Autorisation de passer refusée. Motif : un avion décolle.
Ben, on le sait, patate, c’est l’avion de Pierre, et c’est justement parce qu’il est dedans que nous on est à bord de son bateau et qu’on veut passer !
Séquence émotion, puisque Pierre aperçoit son bateau dans le lagon, avec deux lascars qui font des grands signes d’adieu : nous !
Et nous on t’offre un cliché du vol Air France Papeete-Los Angeles !
Il faut bien avouer que tu ne vois pas ça tous les jours.
23 mai
Journée au poil, avec un soleil radieux. On se paye un tour de l’île en scooter, prêté par Papa Dom, pour nous assurer l’autonomie qui nous est si chère.
Pas de bla-bla, on te montre en images Tahiti comme si tu y étais. Tu seras surpris de n’y voir quasiment aucune plage, mais que veux tu, c’est ainsi : il n’y a (presque) pas de plage à Tahiti !
Incroyable, un truc pareil, pas vrai ?
Fin de journée au poil tout pareil, parce que Papa Dom nous fait l’honneur de nous convier à sa table, afin de fêter ses 17 ans de mariage avec Sabine !
Sache lecteur qu’il y a 17 ans, le capitaine était le témoin dudit mariage. Incroyable comme le temps passe vite...
La preuve : t’as vu tout ce qu’on t’a offert dans cet article qui retrace seulement une semaine de notre vie d’aventure ?!
Faudra que ça nourrisse ta curiosité lecteur, parce qu’on fait une pause dans notre périple.
Le Pimousse rentre en France pour cause d’enfants qui manquent-trop-que-ça-déchire-le-coeur, pendant que le capitaine va tout remettre en ordre sur Kouunji, ce qui n’a absolument aucun intérêt.
Rendez vous donc dans un mois pour la suite de nos pérégrinations nautiques. Si on te manque trop, relis tout depuis le début ! Si tu veux voir un endroit en particulier, tape son nom dans la fenêtre de recherche, et tu voyageras gratis !
