Un catamaran autour du monde

19 Jul

218 - Quand faut y aller...

Publié par Le capitaine et le pimousse

18 juillet 2013 - Le Marin - Martinique

Ca fait un moment qu’on se le dit, et c’est une évidence : il faut repartir.

Et comme dit l’adage, quand faut y aller, faut y aller. Seulement voilà : on n’y va pas !

La météo ne nous encourage pas vraiment à prendre la mer.

La matinée est consacrée à des tâches certes peu épanouissantes et qui contribuent fort modestement à l’enrichissement de notre culture générale, mais néanmoins, on est très contents, à midi, d’avoir un bateau propre et bien rangé, avec des cales moteurs tellement bien dégraissées qu’on pourrait presque y manger s’il ne faisait pas cette chaleur infernale !

On file à la cantine - le Mango Bay - se sustenter convenablement, non sans être un peu chagrinés : on a perdu la clef de la bagnole de Papou !

Le décor cosmopolite du resto ne nous fait pas oublier cet événement fâcheux, et on cogite sévère pour essayer de savoir ce qu’il est advenu de cette foutue clé.

218 - Quand faut y aller...
218 - Quand faut y aller...
218 - Quand faut y aller...

Aparté : tu observes au passage qu’on n’est pas des guignols, et qu’on connaît les deux orthographes de clé - ou clef - ce qui nous permet de faire acte de candidature pour le prochain prix Goncourt, parce que ça en dit long sur la qualité littéraire de ce blog, hein ?!

On passe l’après midi à la recherche de la clé - ou clef - perdue, mais hélas, il ne nous est pas possible de remettre la main dessus. On est drôlement gênés...

On fait néanmoins l’acquisition d’une nouvelle patte d’oie, tu sais, ce cordage frappé au bout de chaque étrave, et qui se croche sur la ligne de mouillage afin que l’ancre travaille sur les deux flotteurs, et que le guindeau soit soulagé de cet effort qu’il ne pourrait de toute façon pas supporter.

Notre système actuel est bien pourri, puisqu’il faut visser le manillon par dessus la chaîne, ce qui prend des plombes, et faire ça à quatre pattes à l’avant du bateau à chaque fois qu’on mouille, c’est usant.

Et puis, notre actuelle patte d’oie est usée jusqu’à l’âme, et il est grand temps qu’elle prenne sa retraite : elle reposera dans notre coffre en pied de mât, car on ne sait jamais, si la nouvelle vient à défunter précocement, l’ancienne rempilera !

218 - Quand faut y aller...
218 - Quand faut y aller...
218 - Quand faut y aller...

En tout cas, le capitaine s’éclate à faire la surliure, avec ses petits doigts jolis et des aiguilles de compétition. Au final, on a de jolis oeils (et pour une fois c’est pas une connerie, on dit - en marine, et particulièrement en matière de matelotage - un oeil et des oeils, si, si, lecteur sceptique, si tu nous crois pas t’as qu’à aller voir sur un dico sérieux si c’est pas vrai !), oeils qu’on te montre en exclusivité mondiale et en avant première !

218 - Quand faut y aller...
218 - Quand faut y aller...
218 - Quand faut y aller...

Le capitaine était d’autant plus content de réaliser ce petit travail que la clé - ou clef - récalcitrante a été retrouvée, tranquillement lovée dans un recoin de la machine à laver...!

Ouf, l’honneur est sauf, on n’a rien perdu ! Et Papou n’est pas fâché après nous !

218 - Quand faut y aller...

Bon, tout ça ne nous dit pas quand est-ce qu’on va partir...

On verra bien !

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R
Je pense que vous saurez quand le moment sera venu que vous devez partir ! Je crois que la raison qui vous l'imposera réside dans les formalités de séjour dans les autres îles non françaises !<br /> Profitez bien des derniers moments que vous passez avec vos amis du Marin, car il va sûrement passer un bon moment pour que te telles rencontres s'opèrent. Au non du Pet's, je dis merci à Papou pour son hospitalité et sa clim qui a fait du bien au Pimousse !....
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J
OH c'est joliment dit...quelle classe ce Pet's !!

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