228 - Mieux que le Tranxène
28 juillet 2013 - Bequia - Saline Bay - Mayreau
Si l’on exclut le sinistre abruti qui a fait tourner les moteurs de son bateau pourri ancré juste à côté de Kouunji toute la nuit (mais pour quelle raison ?), polluant nos oreilles et nos narines sans discontinuer tandis que nous tentions de trouver du réconfort dans les bras de Morphée, cette journée a été par-fai-te !
Un petit grain nous cueille au réveil après notre sport matinal, ça rafraîchit, ça fait du bien !
Un petit lolo au bord de l’eau qui fait des pâtisseries terribles (c’est Viviane, l’ex-femme de Papou, et patronne du Ship, qui nous l’a recommandé) sert de cadre pour une séance de Skype au cours de laquelle nous informons tous ceux qui ont eu la bonne idée de se connecter que la journée sera consacrée à la navigation.
En effet, de retour au bateau, on lève l’ancre, en direction de Mayreau, qui est 25 milles plus au Sud, et qui est en quelque sorte la “porte d’entrée” des Tobago Cays.
La mer est belle, l’alizé modéré (à peine 15 noeuds), mais avec l’appoint des jumeaux Yanmar, nous filons à 6 noeuds vers notre destination, Saline Bay, qui tient son nom du marais qui se trouve de l’autre côté de la baie où nous projetons de mouiller l’ancre.
Celle-ci est en fait un chouïa plus au Sud que Salt Whistle Bay, où nous avions fait étape avec le père José juste avant notre escapade aux Tobago Cays (cf. art. 166 de ce blog inénarrable), destination à propos de laquelle on se tâte : on y retourne ou pas...?
On n’est qu’à 4 milles d’une des destinations de croisière les plus prisées au monde, et on va faire les difficiles...?
Comme disent les ibères (même en été...) : ya veremos ! Ce qui, pour les non initiés à la langue de Don Quichotte, signifie grosso modo : “on verra...”
Les flots sont paisibles, on pare les rares dangers qui se dressent sur notre chemin, on laisse à bâbord Salt Whistle Bay, qui a été prise d’assaut par une nuée de bateaux de pêche au gros, et après quatre heures d’une navigation délicieuse, nous accostons à Saline Bay.
On étrenne notre nouvelle patte d’oie, installée durant la traversée, et à peine avons nous jeté l’ancre qu’on se jette nous aussi à l’eau illico presto, car l’eau est cristalline (même si les fonds sont herbeux) et on crève de chaud !