237 - Les p'tits sont là !
6 août 2013 - Prickly Bay - Grenade
Ca y est lecteur ! Les p’tits du pimousse sont arrivés !
Ah, ça fait plaisir de voir leur sale gueule, à ces deux là !
Ce qui conclut une journée extrêmement chaude et pénible, ainsi qu’en témoignent les cumulus à l’horizon.
On avait attaqué le morning en allant faire quelques emplettes.
Les deux estomacs qui viennent d’embarquer ont la fâcheuse habitude d’ingurgiter des quantités pantagruéliques de nourriture, et vont faire concurrence au capitaine qui lui se réserve en général des portions gargantuesques...!
Il faut donc prévoir large. Très large.
Hélas pour nous, le supermarket le plus proche est loin, très loin. Aussi faisons nous ce que n’importe quel être sensé ferait : l’aller à pied, le retour en taxi. Ca tombe bien, c’est le même gars qui s’occupera de nous pour aller chercher les p’tits le soir venu.
Le capitaine, toujours soucieux de la réputation des français à l’étranger, et encore plus soucieux du bien-être du pimousse, a effectué les broutilles qu’il fallait encore faire pour que Kouunji soit en parfait état.
D’abord, habiller les montants de l’échelle de bain d’une jolie gaine en plastique transparent qui protègera la bordure des jupes de chocs intempestifs.
Puis, hisser sur le support idoine et tout neuf notre nouveau pavillon ! Il est pas beau, le drapeau tricolore ?
Ensuite, l’attente fébrile s’est poursuivie au cyber-café du ponton, où on a revu notre pote Ron qui a mis son bateau au sec ce matin et va filer retrouver sa moitié. Cinq mois qu’ils ne se sont pas vus ! C’est long, hein...?
Tu t’imagines, toi, lecteur (ou lectrice) séparé(e) de ton amoureux(se) pendant si longtemps...?
Une fois à l’aéroport, l’attente qu’on croyait arrivée à son terme s’est prolongée une heure et demi de plus que prévu, car, c’est une tradition ici sur les vols inter-îles, les avions ne sont jamais à l’heure.
Celui des p’tits n’a donc pas failli à la tradition, au grand dam du pimousse, dont les nerfs étaient en pelote : huit mois sans ses p’tits... Ca se comprend, hein ?
Mais bon... tout est bien qui finit bien, puisque les p’tits sont là !
Est-ce qu’on va les supporter pendant 15 jours ? Faut voir...