24 - Tout vient à point à qui sait attendre
Force nous est de nous imprégner de cet adage ô combien pertinent, tant les éléments semblent s’être ligués contre nous.
La météo, que nous prenons de toutes les manières possibles et imaginables (à la capitainerie, sur internet, sur les sites spécialisés...) nous dit à chaque fois la même chose : restez au port, il y fera bien meilleur qu’en mer !
Comme nous n’avons pas l’esprit de contradiction, nous obtempérons.
Et, curieusement, on y prend un certain plaisir... C’est celui de l'indolence, du laisser aller, de la nonchalance, car après tout, qu’on soit à Gibraltar dans deux ou dans quatre jours, qu’est ce que ça change ?
On redécouvre ainsi que le vrai luxe de notre périple, c’est le temps. Nous avons tout le temps de partir, tout le temps de faire des rencontres, tout le temps qu’il faut pour apprécier les lieux et les gens qui croisent notre route.
C’est ainsi qu’hier, on a fait la connaissance d’un charmant couple d’italiens, exilé à Ibiza, et qui y tient un p’tit resto hyper sympa où on mange des trucs absolument divins pour pas un rond !
Le gars n’a pas trente ans, mais il fait tourner son resto de main de maître, et nous a mijoté des saltimboccas d’un autre monde !
Comme il y a le WiFi à l’oeil chez lui, on y squatte à longueur de journée, histoire de satisfaire votre légitime curiosité de lecteurs (bien que la curiosité soit un vilain défaut).
Sa femme, qui est une enfant (22 piges) est tout aussi charmante. Elle parle quatre langues, et nous raconte ses week-ends sur une plage inconnue de l’île, avec tous les hippies du coin, qui se partagent pétards, boustifaille et bonne humeur, dans un esprit plus peace and love qu’à Woodstock même...!
Quand on lui raconte qu’on entame notre tour du monde à la voile, parole, il y a des étincelles dans ses yeux ! Elle n’est pas jalouse ni envieuse pour deux sous, elle s’émerveille du bonheur d’autrui, et ça lui fait chaud au coeur parce que ça lui en procure un petit peu.
Du coup, elle nous a offert un digestif terrible, fait à base d’herbes (eh, on rigole pas, hein ?) qu’on ne trouve qu’à Ibiza, c’est une tue-rie ! Même le capitaine, d’ordinaire réfractaire à l’alcool, savoure et apprécie le breuvage de l’italienne exilée et polyglotte.
Après une bonne nuit de sommeil, on est allés prendre le p’tit déj chez eux.
Pour 5 euros, tu as droit à un “espresso” italien, un jus de fruits frais, et des tranches de pain préparées à la milanaise, histoire de te caler l’estomac pour la journée. On aurait tort de s’en priver, hein ?
J’suis sûr que la photo vous met en appétit !
En tout cas on s'est régalés ! Le capitaine ne peut pas le nier...
Nous tenons à remercier, puisque nous faisons beaucoup de toile à défaut de faire de la voile (subtil, hein...?), tous nos lecteurs qui ont la gentillesse de nous laisser des commentaires sur le blog.
C’est génial, ça nous fait chaud au coeur, bref, continuez, même si, pour l’instant, on n’a toujours pas trouvé l’astuce pour répondre directement à vos messages. Mais ça va viendre !
Allez, maintenant, on file à la laverie ! A défaut d’être des marins susceptibles d’affronter tous les temps, soyons au moins présentables avec des vêtements propres...!
Vous avez un gros bisou de Mélanie, la patronne du “Bon Vivant Café” (ça s’invente pas...) qui nous bichonne depuis deux jours !
Elle est pas sympa, Mélanie ?!