260 - Ca tourne rond
29 août 2013 - Ile Ronde - Grenade
On lève l’ancre tôt ce matin, avant de se faire gauler par les Rangers du parc maritime. On a donc joui d’une bouée gratos et économisé au moins 7 € ! Ca fait toujours plaisir, car comme dit Rebecca Cohen : y’a pas de petites économies !
Destination du jour : l’île Ronde, au Nord de Grenade. On est déjà passé plusieurs fois à proximité, mais ce mouillage n’est convenable que par petit temps.
Or, c’est bien le cas today (comme ils disent ici) : 4 noeuds de vent sur la côte Caraïbe de Grenade, autant te dire que les compétences des jumeaux Yanmar sont bienvenues et mises à contribution.
Toutefois, une fois passé la pointe Nord de Grenade, bien que nous soyons au près, les 15-20 noeuds de vent qui nous cueillent sont appréciés, et Kouunji met la gomme (8 noeuds) pour rallier notre mouillage, trois heures après le départ.
Il y règne un étrange courant, qui nous précipite sur Contre-Temps, alors que nous avions pris une bonne marge de sécurité, mais on bouge en sens inverse ! Pas grave, on s’écarte, et le tour est joué.
Le mouillage diffère considérablement de ce qu’on a connu ces derniers temps : eau translucide, belle végétation à terre, et c’est très calme.
Bref, c’est parfait !
Le pimousse nous concocte à sa façon les poissons achetés la veille au marché de Saint Georges, et c’est succulent. Sacré pimousse, devant les fourneaux, personne ne lui résiste !
Depuis que tu suis nos aventures, lecteur chéri, tu sais qu’il n’y a pas grand chose à faire sur l’eau, à part naviguer et bronzer. Alors, comme on a assez navigué et assez bronzé pour aujourd’hui, au lieu de rester sur l’eau, on va sous l’eau.
Elémentaire, mon cher Watson !
Et on a foutrement raison d’y aller, sous l’eau, puisqu’on y découvre des bestioles qu’on n’avait jamais vu jusqu’à présent.
200 photos plus tard, on est de retour à bord, et on trie, parce que tu t’en doutes, il y a du déchet.
Mais il y a aussi du bon, et même du très bon. Bien que tu ne files pas une thune pour mater ce blog exceptionnellement riche en péripéties diverses et variées, et bien que tu sois avare de commentaires (à quelques exceptions près qui se reconnaîtront), on partage encore une fois avec toi les meilleurs clichés de notre balade subaquatique, ce qui, tu l’avoueras, est drôlement généreux de notre part.
Cette excellente journée se conclut par le rituel apéro franco-français pris en commun. Ce soir, c’est à bord de Contre-Temps qu’on refait le monde.
Il est au moins aussi beau que quand on le refait à bord de Kouunji.
Comme dit l’adage : qu’importe le bateau, pourvu qu’on ait à boire !