263 - Si mes tantes en avaient...
1er septembre 2013 - Les Tantes - Sandy Island - Saint David’s Harbour - Grenade
Tous les équipages des boat-potes sont sur le pied de guerre aux aurores, et il faut bien avouer que c’est un peu avec la tête dans le cul qu’on leur emboite la poupe vers notre première destination du jour : Les Tantes.
On ne sait si ces îlots tirent leur nom du mec qui les a baptisés et qui tenait en haute estime les frangines de sa ma maman, ou bien si ce sont des homosexuels qui ont foulé en premier le sol de cette terre reculée...
Quoi qu’il en soit, en dépit de fonds marins absolument sublimes, baignant dans une eau aussi transparente que le cristal le plus pur, le mouillage n’est pas extra, et il l’est d’autant moins qu’il faut slalomer entre les méduses en plongée.
On ne s’éternise pas, et c’est bien dommage, car si Les Tantes en avaient (des eaux calmes dépourvues de bestioles urticantes) ce serait “Les Oncles”, ou en tout cas un mouillage plus fréquenté.
Quelques milles plus au Sud, nous faisons une halte - pour le déjeuner - à Sandy Island, mais là encore on n’y fait pas de vieux os, car la houle nous chahute, ce qui nuit à notre digestion.
C’est une nouvelle fois regrettable, car les fonds sont superbes, et riches de poissons rigolos. Le pimousse y aperçoit à cette occasion le plus gros tétrodon jamais croisé lors de nos pérégrinations d’aquanautes amateurs.
Notre appareil photo étant indisponible pour cause de buée sur l’objectif, tu n’auras aucun cliché du dessous, mais seulement du dessus.
Ne commence pas à faire le difficile, lecteur !
La houle croissant avec la marée, on se dégrouille de filer, avant que nos ancres déclarent forfait et qu’on se retrouve sur les récifs coralliens, qu’on apprécie en plongée, mais avec lesquels nos oeuvres vives préfèrent garder leurs distances.
Nos boat-potes filent à Grenville, tandis que nous prenons la direction de Saint David’s Harbour, où nous avions déjà fait escale avec les p’tits (cf. art. 247). On sait l’endroit plaisant (plus que Grenville en tout cas !), et après ces deux mouillages décevants, on a envie de calme et d’un abri sûr.
Alors que le début de notre navigation se fait sur un rythme trépidant sous code D, le vent s’esbigne rapidement, et les jumeaux Yanmar sont à nouveau convoqués pour une session extraordinaire.
Arrivés un peu avant l’heure du goûter, nous savourons la quiétude de ce petit havre de paix, nonobstant la musique qu’une bande de blacks balance sur la plage un peu trop fort à notre goût...
Qu’est ce que tu veux : on ne peut pas tout avoir...!