274 - Faire face avec philosophie !
13 Septembre 2013 - Pickly Bay - Grenade
Agréablement surpris de l’intérêt qu’à suscité son dernier article, le Pimousse est aussi très ému par tous les commentaires qu’il a pu lire ce matin ! Même le Capitaine a pris le temps de se pencher sur sa prose, lui qui est emberlificoté dans le stress terrien...
La journée de la veille a été quelque peu agitée, avec un vent d’Ouest s’engouffrant dans Kouunji par l’arrière (si tu as bien suivi depuis le début, tu te souviens, lecteur studieux, qu’au mouillage, un bateau se positionne toujours face au vent).
Ceci, est simplement dû au fait que Kouunji est amarré à une bouée par l’avant, mais aussi à une ancre par l’arrière (cf. article 271), ce qui l’empêche de bouger ! Il est en quelque sorte “l’intrus” au milieu de tous ses congénères (tu te souviens, lecteur nostalgique, de ce jeu qui nous a tous plus ou moins occupés, gamins ? Trouver l’intrus !!!)
La nuit a donc été très éprouvante, si l’on considère que pas un brin d’air n’a pénétré par le capot de la cabine du Pimousse, ce qui lui a donné l’impression d’être dans un four... Ah bouh !!!
D’autre part, le rangement de Mini-Kouunji avant la nuit s’est avéré acrobatiquement éprouvant, la houle s’évertuant à la pousser sous son sosie géant !
Au petit matin, le Pimousse (au radar !) se lève, épuisé par une nuit sans sommeil, mais malgré tout, ce dernier, motivé par son futur premier cours de Taï-chi qui aura lieu une heure plus tard sur la plage, déchante rapidement, lorsque, désespéré, il se rend compte que le bout arrière de Mini-Kouunji s’est mal enroulé sur le winch et qu'il lui est impossible de le dégager, la tension étant au maximum.
Impossible de mettre la main sur un cutter !
Il faut se poser, respirer et tout cela combiné aidera à une réflexion plus limpide... OK !
Assis, sur la plage arrière de Kouunji, scrutant ce foutu winch, comme si par télékinésie, celui-ci aller se dérouler et enfin reléguer ce problème au rang de souvenir d’un centenaire atteint d’Alzheimer, voici Cécile, le mousse de Contre-temps qui arrive sur son annexe blanche (tel le prince charmant sur son cheval blanc !!!).
C’est Joséphine qu’elle devrait s’appeler... (Bien entendu, tu as pigé, lecteur cultivé, que ce prénom fait référence à Joséphine ange gardien - série télévisée hautement intellectuelle dont l’héroïne est campée par notre grande Mimie Mathy !) toujours là pour sauver le Pimousse en cas de coup dur ! Merci... vraiment... mille fois merci !
C’est avec soulagement et reconnaissance que le Pimousse constate, une fois de plus, l’efficacité de Cécile qui a, indubitablement plusieurs cordes à son arc !
Grâce à elle, le Pimousse peut enfin rejoindre le groupe d’élèves d’Umido pour sa première leçon de Taï-chi qui, somme toute, se révèlera très intéressante.
Combinaison de plusieurs postures enchaînées (108 au total), avec une lenteur et une respiration contrôlées, le but de cette pratique, (comme tous les arts martiaux) est de récupérer l’énergie alentour et de se l’approprier en vue de la faire circuler en soi.
Le groupe est hétéroclite. Composé d’américains, d'anglais, de canadiens et de français (une majorité de couples), chacun se concentre sur les gestes et indications du capitaine d'Umido et Mireille son épouse. Cela ressemble à un ballet de danse au ralenti, ce doit être très beau à regarder...