285 - Les miches du Pimousse
23 septembre 2013 - Saint George - Prickly Bay - Grenade
Lecteur, tu es incorrigible ! Tu crois qu’on n’a pas vu la tête que tu as fait en lisant le titre de cet opus ?
Puisqu’il faut remettre les pendules à l’heure, remettons les. Nous, depuis le temps, tu nous connais ? Il nous arrive bien de faire quelques allusions classées “X”, la bigoterie n’est pas ce qui nous caractérise le plus, et, entre San Antonio et un pater austère (!), on a choisi notre camp.
Toutefois, nous ne sommes jamais irrespectueux (sauf avec les cons, mais le respect, ça se mérite...) et jamais on ne se permettrait d’être graveleux à propos de quiconque aurait foulé de son pied joli le pont de Kouunji.
Et sûrement pas le Pimousse !
Bref, cela nous démontre une fois de plus que tu as l’esprit mal tourné, lecteur, et que cela est certainement dû à cette foutue culture judéo-chrétienne dans laquelle tu baignes depuis que tu es tout petit...
Alors, on te pardonne ! Car, quand on parle des miches du Pimousse, on parle du premier pain que celui-ci a confectionné à bord !
Pas mal, ça, non ?
Merci à Cécile qui nous a refilé la recette (y’a-t-il donc un truc qu’elle ne sache pas faire à bord ?) et bravo au Pimousse qui, pour une première, s’en tire avec les félicitations du jury, un bon point et une image !
Le pain est tout simplement excellent, et curieusement, c’est un grand événement à bord. C’est vrai qu’il ne se passe rien dans notre vie, alors la moindre chose prend une importance peut être démesurée.
Mais on se contrefout de ceux qui pensent qu’on exagère : on sait faire notre pain, il est bon, et on est contents ! Na !
Pour le reste, rien de transcendant. On a quitté Saint George pour regagner Prickly Bay, et retrouver de l’internet, la laverie, et tout ce qu’il faut à portée de main pour finir de nous préparer avant le “grand” départ.
Car il faut te préparer à ça, lecteur chéri : on part dans deux jours pour des contrées reculées, éloignées de tout, et on va passer plusieurs semaines dans des endroits sauvages.
T’auras peut être pas de nouvelle, mais ça sert à rien de te faire un sang d’encre. Dès qu’on peut, on fait signe.
T’impatiente pas, c’est tout... Et savoure ce qu’on t’offre en attendant cette longue période de disette qui s’annonce !