Un catamaran autour du monde

05 Jan

11 - Le départ

Publié par Le Capitaine

Jeudi 3 janvier 2013

17 heures... Ca y est, le moment tant attendu est arrivé. Bien sûr, il y a eu ce problème avec l’annexe, qu’on n’a pas pu fixer, malgré les efforts conjugués de José (toujours là pour aider), Gilles (le plus assidu qui est resté jusqu’à la fin pour prendre des photos), Silvio (plein de bonne volonté) et du capitaine, qui s’est un peu énervé quand il a fait ce constat amer : l’annexe ne peut pas être fixée !

Qu’importe, on s’en va quand même...! Car, ô toi mon lecteur, si tu es attentif, tu te rappelles que dans un précédent article, j’ai déjà écrit que, quoi que tu fasses, et même si tu es le marin le plus organisé du monde (ce que je ne suis pas, mais alors pas du tout), il y a toujours un truc à faire sur ton bateau qui t’empêche de partir dans des conditions optimales, et au final tu ne pars jamais...

Alors au diable l’annexe, on est partis ! Et on a eu raison !

D’abord, il fallait évacuer le trop plein d’émotions. Tous les amis, sur le quai, la larmichette au coin de l’oeil, y’a pas, ça vous rend tout chose... Et puis que voulez vous, qu’on s’inquiète comme ça pour nous, ça nous chagrine.

Alors on vous le répète, comme nous l’a enseigné l’adorable et très respecté Rafa (quatre tours du monde et dix sept transats à son actif s’il vous plaît, respect, chapeau bas et tutti quanti...), il y a trois impératifs à respecter sur un bateau si on veut que ça se passe bien : sécurité, sécurité et... sécurité !

Nous avons donc pris la bonne fenêtre météo, si bonne d’ailleurs que, à deux milles de Port Leucate, la pétole s’invite contre toute attente, alors qu’elle n’est pas du tout bienvenue.

Ce qui nous rappelle que les prévisions météo ne sont que ce qu’elles sont, c’est à dire des prévisions...

Eole se la joue capricieux, mais reste toujours modéré. Bref, toutes voiles dehors, on essaye d’avancer comme on peut et... on y arrive ! Partis à 17 heures, après avoir fait un plein de gasoil à 1,56 € le litre (qui a dit que les plaisanciers étaient des vaches à lait ?), on passe la Cap Creus à une heure du mat’.

C’est pas une performance digne du Vendée Globe, mais marcher à 5 noeuds quand il y a 10 noeuds de vent, c’est tout de même pas déshonorant.

Les étoiles sont au rendez vous, on dirait qu’elles se sont donné le mot pour être toutes présentes pour nos premières heures de nav’.

Pendant que le pimousse en écrasait sec, et que je faisais mon premier quart, j’ai assisté à deux choses tout simplement fabuleuses. D’abord, un lever de lune époustouflant, avec un astre de la nuit orange flamboyant, comme si la Lune avait voulu se déguiser en soleil, et quelques heures plus tard, des étoiles filantes laissant dans le ciel des traînées de poudre scintillantes...

Y’a qu’en mer qu’on peut voir ça, parole !

11 - Le départ
11 - Le départ
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