12 - Premiers émois, premiers déboires
Vendredi 4 janvier 2013
La pétole a décidé de taper l’incruste, une nouvelle fois.
On appelle à la rescousse nos amis Yanmar et Yanmar, les deux fidèles moteurs, qui vont nous faire une belle frayeur... Le vent apparaît quelques fois, ce qui créé un vrai émoi à bord et décuple nos efforts pour établir les voiles aussi vite que possible et profiter d’une énergie gratuite et 100 % écolo. Puis, il disparait aussitôt... Bref, on a passé dix minutes à monter nos voiles pour cinq minutes de vent... Grrr...
On sollicite à nouveau les frangins Yanmar (qui sont jumeaux) et là, horreur et malédiction : l’alarme du moteur bâbord hurle tant qu’elle peut, histoire de nous signaler qu’il y a une c... dans le potage.
On ouvre le capot moteur, et là, un frisson parcourt l’échine du capitaine qui n’en demandait pas tant : le compartiment est rempli d’eau ! On goûte : elle est salée ! C’est pas bon, ça, pas bon du tout...
Le témoin lumineux au tableau de bord nous dit que c’est un problème de sail drive, en gros, ce qui fait l’étanchéité entre l’arbre du moteur et la coque. Si c’est ça, on est bons pour un grutage, une réparation par un pro, et une facture de 1.500 €... Ca commence bien, le tour du monde...
On décide de regagner le port le plus proche équipé d’une grue pour sortir un cata. Renseignements pris par VHF, on fera cette escale forcée à Arenys de Mar, à quelques encablures de Barcelone.
Voilà la photo de l’arrivée : c’est beau, hein ?
