110 - Ca s'améliore
1er avril 2013 - Dead Man Bay - Peter Island
Pour te situer le truc, lecteur, on se réveille ce matin dans notre mouillage qui était extrêmement confortable, car très abrité de la houle. Ce qui nous a permis de pioncer comme des champions du monde, et de faire une nuit de 10 heures !
Que c’est bon !
Il faut dire qu’on est fatigués de ne rien faire, si tu savais lecteur, l’oisiveté, ça tue !
Il nous reste cependant assez d’énergie pour diriger nos étraves vers Peter Island, qui est de l’autre côté du Sir Francis Drake Channel, à quelques milles seulement plus au sud.
Le pimousse se paye un gros stress au moment où on sort de notre abri (réminiscence du gars qui s’est échoué hier à cet endroit ?), abri qui, il est vrai, n’était guère plus grand qu’un mouchoir de poche.
Mais on y parvient “fingers in the nose”, comme ils disent ici, et crois nous, c’était pas pratique de barrer et de commander les moteurs tout en se récurant les narines...!
On hisse les voiles puisqu’on est au portant, et Kouunji démarre en trombe, pour amener ses heureux skippers là où ils veulent aller, c’est à dire dans un endroit pépère et joli à la fois.
Mais, une fois de plus la météo n’est guère enthousiasmante, et on pourrait même dire qu’elle est pénible.
Mais on a l'explication, que Za nous a fournie par mail. Il semble qu'une tempête géante couvre tout l'Atlantique Nord, du Groenland jusqu'au Portugal. Bien que nous soyons beaucoup plus au Sud, la fichier météo visionné sur Internet montre effectivement que l'arrière de cette gigantesque dépression traîne sur les Antilles...
Heureusement qu'on a fini la transat, hein ?
Les nuages sont nombreux, la houle assez nerveuse, et bien que les conditions de navigations soient très bonnes, le pimousse rumine.
A l’arrivée pourtant, on se met sur notre ancre comme qui rigole, et ça fait plaisir de réussir notre manœuvre sans coup férir, ce qui est d’autant plus appréciable qu’il y a tout de même quelques congénères qui constituent autant d’obstacles potentiels si on se rate.
Mais on ne donne pas le plaisir au Ricains de se foutre de nous !
Le mouillage est relativement calme, bien qu’exposé aux rafales de vent qui sévissent depuis midi. Qu’est-ce qu’il a, doudou, dis donc, l’alizé, en ce moment ?
Après un bon poulet grillé et une séance de Skype à bord du bateau (ça, c’est quand même génial !), avec Corinne et Jo, on prend un petit moment de détente, ce qui signifie lecture pour le pimousse, et réparation des amarres pour le capitaine.
Après quoi, comme il faut conserver la ligne, on opte pour une balade à terre, car les abords on l’air mimi comme tout, et ce serait ballot de ne pas en profiter, non ?
On sait de surcroît qu’on va faire de jolis clichés, qui vont ravir tes yeux impatients, lecteur ! On pose ainsi nos augustes postérieurs sur les boudins (gonflables) de Mini-Kouunji, qui nous amène sans encombre à la plage la plus proche, et notre périple pédestre démarre.
Il prendra fin une heure plus tard, durant laquelle on aura capturé dans la boîte à images de quoi te faire rêver, râler, fantasmer, critiquer, c’est selon ce que tu ressentiras, tu es libre lecteur d’avoir les impressions que tu veux face à ce qu’on t’offre.
Nous, ça nous a bien plu, et une fois à bord, on s’est fait un bon p’tit apéro ! Rien de tel pour garder le moral !
On reste ici ce soir, et demain, nous ferons cap vers de nouvelles aventures, car ce sont des spots de plongée renommés qui nous attendent !
Il va falloir faire un gros dodo pour être en forme ! Mais ça, tu peux compter sur nous lecteur, on sait faire ! Surtout sous un ciel pareil ! Réalisé sans trucage !
