118 - Arrivée de la visiteuse
La p’tite Sylvie se fait attendre... On a passé la matinée tranquilles, à faire de petites choses sur le bateau, on a surtout pris le temps de goûter au calme incroyable de notre mouillage.
C’est vrai qu’on ne fait pas grand chose, mais quand on en fait encore moins, c’est bon...!
Cette journée de transition est donc mise à profit pour en faire le moins possible, et on y arrive ! Ca doit être l’air Antillais qui déteint sur nous...!
L’air est d’ailleurs très humide, parce qu’on prend un grain sur la tête terrible, qui nous rince bien comme il faut derrière les oreilles et entre les orteils, on ne voit plus à 100 mètres !
Le capitaine, après avoir révisé (et vidé !) Mini-Kouunji, notre annexe si jolie et si utile, entame une plongée autour du bateau, car une tortue déambule régulièrement à proximité immédiate, et il a la chance de la voir sous l’eau, à quelques mètres...
Mais impossible de s’approcher, la tortue, qui sait (la tortue a une excellente mémoire) que tous ses ancêtres ont été exterminés jadis pour la finesse de leur chair, carapate sa carapace dès qu’un humain entre dans son périmètre vital.
C’est tout de même sympa de la voir nager, juste à quelques mètres, et c’est surtout incroyable de voir avec quelle vivacité elle plonge et file à l’écart.
Une tortue, sous l’eau, c’est rapide ! Eh ouais...
On retourne dans notre p’tit lolo qui est face au bateau, on mange (très bien) pour 15 € à deux, grâce à la parité $ = €, et ensuite, on ronge notre frein, car la Sylvie, la mal prénommée, devrait en réalité se faire appeler Désirée...
Bon sang, voilà deux heures que son avion a foulé le sol de Saint Martin, mais pas l’ombre de notre invitée... Heureusement qu’on poireaute à l’ombre et au frais (dans un troquet génial nommé Max’s Place, et tenu par un dénommé Max ultra cool), parce que le soleil est assassin, et on rôtirait en moins de deux...!
Or, figure toi lecteur que, le temps de rédiger les lignes qui précèdent, et voilà notre Sylvie qui arrive ! Cette nounouille a oublié ses lunettes de soleil dans l’avion...! Elle a donc perdu une heure à attendre que tous les passagers sortent du bidule volant, et elle est passée en dernier à la douane !
Le programme après son arrivée fait rêver : on repart à pied chez le dentiste (faut que le pimousse se fasse rafistoler une molaire) puis courses “en grand”, avec sacs à dos pleins à craquer qu’il faut rapatrier au bateau ! Génial, non ?
Allez, demain sera un autre jour, on mange à bord - en savourant à l’apéro un saucisson d’un autre monde arrivé tout droit d’Estoher dans les bagages sylviesques - et on attaque le tour de l’île à l’aube...
Parce que notre invitée, décalage horaire aidant, va être debout à 5 heures du mat’...!
Espérons qu’elle va préparer le p’tit déj...!