117 - Dernier jour de solitude
8 avril 2013 - Grand Case - Saint Martin
Voilà ! Il fallait que ça arrive un jour...
Demain, on ne sera plus seuls, puisque la grande Sylvie (1,60 m à tout casser...) va décrocher la palme de la première visite outre-Atlantique, après avoir obtenu celle de la première (et unique) visite en Méditerranée.
Quel phénomène, cette Sylvie !
En l’attendant, le pimousse astique le bateau sans ménager ses efforts, et le capitaine répare tout ce qu’il y a à réparer.
Ce qui fait beaucoup de travail, pour l’un comme pour l’autre !
Notre mouillage commence à devenir inconfortable, car le vent a sensiblement tourné, et on dirait de surcroît que notre ancre chasse.
Serait-ce un signe ? Qui sait...
Alors, comme de toute façon il faut bouger notre coque pour aller au point de rendez-vous, on fait ronronner Yanmar 1 et 2, les jumeaux qui nous sont d’une aide inestimable, et trois quarts d’heure plus tard, nous voilà à Grand Case, une jolie baie bien abritée au Nord de Saint Martin.
Dans le souvenir du capitaine, c’était plus “vert” et moins construit, mais il ne faut pas perdre de vue que la dernière fois qu’il a mis ses pieds ici, c’était il y a 20 ans, à quelques mois près...
Eh oui capitaine, les choses changent, les souvenirs sont de plus en plus imprécis, et voilà pourquoi, bien souvent, il ne faut pas confronter ce que la mémoire a fabriqué à la réalité, sous peine de cruelle désillusion...!
Mais pour l’heure, point de désillusion, car le patelin est toujours aussi charmant, ainsi que nous le confirme notre petite balade à terre à l’heure du déjeuner.
En parlant d’agapes, il faut qu’on vous dise. Hier soir, on était épuisés, lessivés, exténués, vidés, harassés, déconfits, décatis, en un mot : fatigués.
Faire à manger dans notre état relevait de l’exploit olympique. Alors, on s’est rappelés qu’on avait regagné une terre française (eh oui !) et que par conséquent, la gastronomie de notre cher pays avait du s’inviter sur ces terres si éloignées de la métropole, et pourtant si proches.
D’un coup de Mini-Kouunji, nous abordons Marigot, qui concentre les commerces principaux de la ville. Enfin, de la ville... du bourg, dirons nous !
On a fini par dégoter un resto dont la carte était alléchante, et dont la cuisine l’était encore davantage ! P... ce que ça fait du bien de manger convenablement !
Y’a pas à dire, en France, la tambouille, on sait faire !
Ce midi, idem, sauf que c’est dans un petit lolo sur la plage qu’on a mangé, pour trois francs six sous, et c’était carrément bon.
En plus, spécificité locale, certains commerces appliquent la règle “1 $ = 1 €”
Or, si tu es calé en finances lecteur, et que tu connais le cours du change, tu sais - et si tu ne le sais pas on te l’apprend - qu’il faut grosso modo 1,30 $ pour acheter 1 €, car l’euro est plus fort que le dollar, depuis un bail !
Si tu fais le calcul inverse, il faut environ 0,70 € pour acheter 1 $.
Donc, si tu achètes un truc à 10 €, mais que tu le payes 10 $, tu le payes en fait... 7 € !
Fais le calcul, y’a de sérieuses économies à faire ! Et on a appris hier qu’une station service à Sandy Ground applique cette règle... Y’a des chances pour qu’on y fasse le plein de gazole !
Notre balade du jour, super agréable, nous a permis de surcroît d’acheter quelques produits français (des Pépitos...!) et surtout de dégoter pour le pimousse un dentiste et un médecin, puisqu’il y a - comme pour le bateau - quelques petites révisions à faire...!
Passé un certain âge, les occasions nécessitent d’être scrupuleusement entretenues, faute de quoi on s’expose à voir leur côte à l’Argus dégringoler...!
Et, comme on finit par en prendre l’habitude, la fin de journée, à la plage d’abord puis sur le bateau nous offre quelques clichés qui valent leur pesant de cacahuètes.
Zyeute nous ça, lecteur !