Un catamaran autour du monde

14 Apr

122 - Si t'as de l'oseille...

Publié par Le capitaine et le pimousse

13 avril 2013 - Gustavia - Saint Barthélémy

Se réveiller dans une anse de rocaille déserte, sur une eau d’un calme absolu, c’est tout de même drôlement bien.

Et c’est ce qui nous est arrivé en premier lieu ce matin !

On a pris notre p’tit déj dans des conditions qu’on te souhaite de connaître un jour, lecteur chéri, parce qu’on t’aime, tout simplement !

Une grande question se pose ensuite : comment allons nous parcourir les 4,5 milles qui nous séparent de notre prochaine destination, c’est à dire Gustavia, la capitale de Saint Barthélémy ?

Réponse : au moteur ! Le vent est trop serré pour qu’on puisse espérer progresser à la voile en ligne directe, et on n’a pas vraiment envie de tirer des bords... Plus ça va, plus on devient fainéants !

On va en profiter pour faire de l’eau, car nos réserves fondent à vue d’oeil.

Cap sur Gustavia, une chose surprenante nous saute aux yeux : il y a une tripotée de voiles dans la baie, et des bateaux qui vont dans tous les sens. C’est quoi, ce manège ?

Et bien, ce sont “Les Voiles de Saint Barth”, the rendez-vous nautique de la saison, avec tout plein de bateaux engagés dans tout plein de régates, qu’à la fin tout le monde a gagné dans sa catégorie, comme à L’Ecole des Fans, et chacun repart heureux !

N’empêche qu’on croise des bateaux sacrément impressionnants, dont l’un qui, en tirant des bords, gite à plus de 45°...! Pfiouh... on aime naviguer à plat, nous...!

L’arrivée à Gustavia n’est pas idyllique, loin s’en faut. En raison de la compétition susnommée, tous les aficionados de la voile sont là, et du coup, l’unique mouillage qui fait face à la capitale est aussi fréquenté que ton supermarché la veille du réveillon de Noël, quand tout le monde s’arrache les huîtres et le foie gras avant d’aller s’empiffrer de façon indécente !

On slalome entre les bateaux, et nous dénichons à grand peine un endroit où jeter notre ancre sans se retrouver à moins d’un mètre du bateau voisin !

On file illico presto à terre, où notre passagère prend rendez-vous pour une plongée en bouteille le lendemain matin, ce qui ne manque pas de lui procurer une joie intense. tant mieux pour elle !

Nos estomacs ont droit à autant d’égards que possible, puisque notre bien-être dépend grandement du leur, après quoi nous arpentons les rues de Gustavia, avec leur débauche de luxe et de grandes marques.

Les prix pratiqués sont absolument indécents, et on a un peu l’impression d’être des clochards...

Nos pas nous mènent sur les hauteurs de l’avant-port, ce qui nous permet de mitrailler le paysage avec l’iPad de Sylvie, qui remplace avantageusement pour l’instant notre défunt Nikon, étant précisé qu’il est évidemment hors de question d’acheter quoi que ce soit ici, et surtout pas un appareil photo, sous peine de nous retrouver ruinés en une demi-journée !

T’as qu’à juger toi-même si ça fait pas de belles photos, un iPad !

122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...

Il fait une chaleur écrasante, et après que le pimousse se soit fendu d’un joli cadeau au capitaine (un super short joli acheté dans l’unique boutique de l’île qui pratique des prix normaux), et quelques courses pour améliorer l’ordinaire du bord (à des prix scandaleux...), prestement rangées, on repart aussi sec à la plage la plus proche.

Ladite plage est dénommée Shell Beach, soit, pour les non initiés à la langue de James Bond, La Plage des Coquillages.

Mignon, hein ?

En effet, des milliards de coquillages jonchent le sol de cette plage jolie comme tout, qui constituera le dernier lieu de détente de notre journée, puisque nous regagnons Kouunji lorsque la nuit tombe.

122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...
122 - Si t'as de l'oseille...

C’est alors qu’une dernière surprise nous attend : pour célébrer la fin des “Voiles de Saint Barth”, un magnifique feu d’artifice est tiré depuis le fort, au pied duquel nous sommes ancrés.

On savoure le spectacle, même si des restes d’éléments pyrotechniques retombent sur le bateau, sans toutefois présenter le moindre danger.

On expédie un repas sur le pouce, parce qu’on est crevés.

Allez, encore une bonne journée à notre actif. Mais tout de même : qu’est ce que c’est cher, ici !

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C
Merci Ipad de Sylvie ! c'est plus que correct pour nous montrer Pimousse magnifique sur sa plage et comme d'hab' cette magnifique couleur d'eau et de coucher de soleil !! moi je dis que sans image c'est moins drôle mais bon je dis ça je dis rien !
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J
Oups ! j'ai l'impression que tu débronzes Val ! ça va plus du tout ça, fais gaffe...ou alors c'est l'appareil de Sylvie qui éclaircit... ;))
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R
C'est vrai que l'ipad remplace avantageusement votre boite à images, et en conséquence directe, je vous suggère de garder Sylvie jusqu'à ce que vous ayez procédé à une nouvelle acquisition, de préférence telle que vous l'a conseillé notre photographe professionnelle préférée! (au fait il y a un moment qu'on ne l'a pas "vue"). De plus l'ipad a l'avantage, du moins je crois, de suppléer à une éventuelle carence de l'ordi ! Alors vous n'avez que des avantages à conserver Sylvie. Allez gros bisous à tous....
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Z
salut matelots, faudrait pas passer pour des radins quand même non?? ils vont se douter que vous venez uniquement pour profitez du paysage comme eux ces profiteurs de rêves!!
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