143 - Chose promise, chose due
4 mai 2013 - Malendure - Guadeloupe
Après une nuit qui a débuté tôt (on était au lit à 20h30, mais on s’était réveillés la veille à 3h50...), et notre séance de natation quotidienne, on file à terre prendre un bon p’tit déj à la française, et dégustons pains au chocolat et croissants.
On ne se rappelait même plus comment c’était, ces trucs là !
Puis on se dégrouille de mettre les voiles, parce que le vent commence à se lever, et, une fois n’est pas coutume, avec l’étrange météo qui s’est installée sur la Guadeloupe, il souffle du Sud, c’est à dire qu’on va une fois encore l’avoir en pleine gueule !
Une heure et demi de navigation au moteur nous amène à Malendure, une belle plage de sable noir, qui fait face à l’îlet Pigeon, autour duquel a été créée, voici un bail maintenant, la “réserve Cousteau”.
Avec un nom pareil, tu te doutes, ô lecteur perspicace, qu’il y a deux options possibles : soit tous les poissons du coin portent un petit bonnet rouge, soit les fonds sont jolis et méritent qu’on aille zyeuter ce qui s’y cache !
S’agissant du nom de la réserve, on t’explique : il fut un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, où l’éminent Commandant Cousteau était venu plonger ici, avec Falco et toute la clique de la Calypso.
Quand il est ressorti de la baille, il a dit : “oh, c’est beau !”
Depuis, l’endroit porte son nom !
C’est bizarre, parce que nous, on est plusieurs fois sortis de l’eau en disant “oh, c’est beau !”, mais jamais l’endroit n’a porté notre nom ensuite... C’est sûrement parce qu’on n’a pas de bonnet rouge !
Ou bien c’est parce que - contrairement au Commandant - on ne fait pas partie du tiercé des français les plus connus dans le monde qui sont...
1 - Cousteau
2 - le mime Marceau
3 - De Gaulle
Etonnant, hein ?
Bon, revenons à nos moutons. Une fois l’ancre jetée dans une baie très agitée, on se précipite à l’eau, parce qu’on vient de voir passer une tortue à cinquante centimètres de nos étraves.
En dépit de l’excitation, on pense à se munir de notre appareil photo étanche, et on t’offre donc ces clichés qui, tu en conviendras on espère, sont de toute beauté !
Si tu restes insensible face à ce cadeau, alors on ne peut plus rien pour toi et ton cas est absolument désespéré...!
Il n’y a plus que deux solutions dans cette hypothèse : le psy ou le suicide !
Après un repas rapidement expédié, on repart avec Mini-Kouunji, cette fois-ci sur l’îlet Pigeon, afin de faire de nouveaux clichés sous-marins, et apprécier les fonds qui sont d’une beauté à couper le souffle.
Las, rien ne se passe comme nous l’aurions voulu : le pimousse a un problème avec son masque et jette l’éponge après 10 minutes de bagarre avec lui, et le capitaine, à peine sous l’eau, constate que l’appareil photo a lui aussi jeté l’éponge...!
Et bien : cet appareil prétendument étanche aura donc fait 5 photos sous marines avant de rendre l’âme...! Ce qui nous gâche un peu le plaisir de la plongée qui était vraiment magnifique, pourtant...
Deux options s’offrent à nous : on retourne à Saint Martin faire une tête au carré à l’enfoiré de Pakistanais qui nous a fourgué cette daube, ou on rachète un appareil plus performant.
Comme on a moyennement envie de revenir sur nos pas, voilà encore une connerie qui va nous coûter cher...!
Scrogneutedjeu...!
Néanmoins, à l’issue de manipulations savantes (effectuées le lendemain), le capitaine a réussi à exhumer de l’appareil défunt quelques clichés de notre plongée ! Qu’est-ce qu’il est fort, quand même, ce capitaine !
La fin de la journée est dans le même style : houle insupportable, la plage est infestée de monde, et elle a, comme tout le reste, été défigurée. Des constructions anarchiques ont littéralement étouffé ce petit coin de paradis, une des rares plages de sable noir de l’île, qui est désormais à mi-chemin entre le dépotoir et le parking de supermarché, tant il y a de voitures agglutinées.
Si tous ces cons avaient pu se garer les roues dans l’eau, ils l’auraient fait !