169 - Mi figue, mi raisin
30 mai 2013 - Union - Clifton Harbour - Les Grenadines
Nous avons un peu plus de 3 milles nautiques à parcourir aujourd’hui pour nous rendre à Union, l’une des îles principales des Grenadines, qui compte 1.935 habitants...!
C’est te dire si elle est grande, cette île là ! Canouan s’enorgueillit de 1.165 résidents, Moustique ne compte que 552 âmes, et Mayreau 254 !
Il y a même un aérodrome, à Union... On espère que ça va faire le bonheur de José qui doit trouver un vol qui le rapatrie en Martinique avant le 6 juin, date à laquelle il aura la chance de regagner la métropole, et de goûter aux délices des douces chaleurs printanières...!
En attendant, il continue à carboniser avec nous !
Hormis le slalom entre les récifs qui entourent les Tobago Cays, la navigation est aussi paisible qu’un député assoupi sur les bancs de l’Assemblée Nationale lors d’une session nocturne, et aussi courte que les idées du même député...!
Union n’est pas ce qu’on pourrait appeler un mouillage de rêve - ce d’autant que l’approche est dangereuse - mais néanmoins, l’endroit n’est pas désagréable, si ce n’est le sempiternel boat-boy qui veut à tout prix te refiler une bouée payante.
Hélas, nous sommes bien obligés d’accepter son offre, puisqu’il est impossible de jeter l’ancre dans un endroit aussi exigu alors qu’il y a près de 10 mètres de fond.
On négocie grave, car on commence à être entraînés, et on a raison de le faire, puisque on s’aperçoit que les tarifs sont à la tête du client !
On déboule aussi sec dans Clifton, qui est la ville principale, pour dégoter un petit troquet où les clients comme le personnel sont forts sympathiques, et la journée serait parfaite si, après cela, nous avions trouvé une bonne solution pour le rapatriement du père José.
Mais ce n’est pas le cas, et il va falloir attendre demain pour être fixé sur le sort de notre invité, qui pourrait hélas nous quitter prématurément...
Le retour au bateau nous réserve une mauvaise surprise, puisque nous constatons que les panneaux solaires - contaminés par l’apathie générale qui règne aux Antilles - ne font plus leur travail, et ne rechargent plus nos batteries, si chères à notre confort et notre sécurité.
Deux heures de bricolage plus tard, nous sommes toujours dans l’expectative, et il faudra attendre demain pour savoir si notre intervention aura été fructueuse. On ne saurait dire si ce sont les panneaux solaires ou le régulateur qui sont défaillants, et il est important de faire ce diagnostic avant d’aller plus loin.
Résultat des courses : on va économiser sévère le jus, parce qu’on ne pas se permettre d’être à court !