196 - Martinique, escale technique (2)
26 juin 2013 - Le Marin - Martinique
Comme tu vois lecteur, on déroge à notre sacro-sainte règle de la diversité, et on utilise le même titre pour deux articles consécutifs, ce qui est une première dans la rédaction de ce blog de haut niveau.
Pourquoi ce laisser aller, pourrais tu te demander légitimement ? Et bien tout simplement parce que notre escale Martiniquaise se résume à ça.
Enfin, presque...
Au réveil, après s’être copieusement fait bouffer par les moustiques et avoir crevé de chaud toute la nuit, on attaque d’emblée par le ponçage de la coque, pendant que les gars de Papou, soucieux de se montrer à la hauteur de la réputation de Mécanique Plaisance, turbinent à 200 à l’heure pour faire tout ce qu’il y a à faire sur Kouunji.
D’abord, les gars ne s’encombrent pas de détails : une échelle est trop longue ? On la coupe !
On n’a pas le temps de dire “ouf” que les moteurs sont déjà déposés !
Et crois nous lecteur, on a eu rudement raison de revenir sur nos pas pour réparer.
On découvre en effet que jusqu’ici, on a eu le cul bordé de nouilles, car l’un des jumeaux Yanmar aurait du déclarer forfait compte tenu de toute l’eau de mer qu’il a ingurgité depuis des semaines...!
Les prières du pimousse ont encore fonctionné.
L’eau qui croupit dans les fonds est pompée (odeurs nauséabondes de rigueur), les bourlingues sont déposées, les jupes arrières dénudées, la coque poncée par le capitaine, bref, on ne chôme pas, parce que notre envie de rester à terre avec cette chaleur, ces moustiques et cette crasse (indépendamment de ce que facture le chantier...) est relativement modérée.
Mais Papou s’y connait pour adoucir notre peine de navigateur échoué, parce qu’il se pointe au chantier en nous remettant les clés d’un pick-up, histoire de nous faciliter la vie à terre.
Il est pas adorable, ce Papou ?!
On profite de la caisse pour partir en quête de ce qui nous fait défaut : matériel de pêche (leurres, fil, harnais...), produits d’entretien pour le bateau, et tout un tas de petites choses qui améliorent l’ordinaire à moindres frais.
De retour au chantier, Papou nous montre un moteur démonté, et nous détaille ce qui ne fonctionnait pas (c’est trop compliqué à t’expliquer !).
Réflexion du capitaine : “ah ouais, mais ça c’est un moteur neuf” ?
Réponse de Papou : “non, c’est le tien, on l’a repeint !”
Mais quand on te dit qu’il est trop fort, ce Papou ! C’est pas pour rien si c’est le number ouane de la mécanique bateau dans le centre number ouane de la plaisance aux Antilles !
Et Papou a encore d’autres cordes à son arc, parce qu’en fin de journée, on émigre chez lui (superbe baraque avec piscine), car il va, en plus, nous offrir l’hospitalité ! Un mec en or, on te dit !