292 - Coooooolissime
30 septembre 2013 - Playa Yaque - Blanquilla
Voilà. Cette journée est l’une de celles qui, avant le départ, des années avant, nous ont fait rêver, nous ont motivé pour organiser ce voyage, nous ont poussé à dépenser des fortunes pour acheter le bateau et tout son équipement, à chambouler notre vie et à tout laisser pour larguer les amarres.
Alors, te demanderas tu, lecteur impatient, qu’est ce qu’elle a de particulier, cette journée ?
Te bile pas, on va te le dire !
Aux premières heures, déjà, tu sens bien que, là où nous sommes, c’est un monde à part.
Pas un bruit, pas une nuisance, rien qui altère la paix que tu ressens après avoir dormi du sommeil du juste (et du sommeil de celui qui a fait des quarts la nuit précédente...)
Il est sans doute impossible de te décrire ce qu’on ressent quand on pose le pied à terre, sur cette île déserte, que d’autres ont foulé avant nous, certes, mais qui, aujourd’hui, nous appartient. Des kilomètres de plage à n’en plus finir, et des panoramas comme ça, qui se succèdent au gré des criques et des baies qui jonchent le littoral de Blanquilla.
On a cherché un site spécifique, que nous n’avons pas trouvé, mais nous avons trouvé Cécile et Joni, qui ont été plus matinaux que nous.
De retour aux dinghies, c’est l’heure d’une bonne baignade rafraîchissante, car même s’il est à peine 10 heures, il fait largement plus de 30°, et l’eau oscille aux alentours de 29... Si, si, ça rafraîchit !
Et puis, même si ça rafraîchissait pas, une piscine pareille, rien que pour toi, t’y mettrait pas ton postérieur dedans, toi, franchement ?
On est en plein apéro à bord de Kouunji quand les pêcheurs croisés la veille daignent finalement nous saluer. C’est qu’en fait, ils ont quelque chose à nous fourguer...
Notre stratégie maintenant est toujours la même : quand on ne sait pas à qui on a affaire, on fait comme si on ne savait pas parler, alors que la langue de Salvador Dali n’est pas de celles qui nous rebutent le plus.
Et puis, les infos glanées avant de partir sont justes : si les mecs te demandent d’abord des dollars, tu leur dis que t’en n’as pas, et ensuite ils te demandent, dans l’ordre : des clopes, des bières, du rhum.
Contre 4 paquets de clopes (2 grands, 2 petits) et deux bières, on se retrouve avec des cigales, un tourteau et du poisson qui vont nous faire du bon miam.
Apprends, lecteur gourmet et gourmand, que les cigales, c’est un peu comme des langoustes, mais sans pattes. Le poisson, c’est un vivanneau mahousse costaud.
Ca fera pour le repas du soir, avant le tarot, car il nous reste encore du barracuda !
T’avoueras que, des journées comme ça, c’est l’archétype de la journée dont rêve n’importe quel marin subtropical, hein ?
Et p’t’être même que d’autres restés en métropole, ça leur déplairait pas, un emploi du temps de ce genre...?