Un catamaran autour du monde

25 Oct

296 - Au milieu de nulle part

Publié par Kouunji

4 octobre 2013 - Soyoqui - Los Roques

La nuit a été agréable : entre 15 et 20 noeuds de vent, arrière certes, mais donc portant. Il ne faut pas faire les difficiles. Surtout, le courant est également portant, et du coup, Kouunji se prend pour Kelly Slater, et surfe tant qu’il peut, jusqu’à parfois 13 noeuds, le bougre !

Tu l’auras compris, on a foncé comme Speedy Gonzales !

Quitte à se faire quelques frayeurs, puisque nous étions régulièrement sur la fausse panne, c’est à dire que notre voile, durant un tiers du temps, était du mauvais côté... Mais ce code D est d’une extraordinaire polyvalence, il fonctionne même à l’envers !

Nous avons conservé ces réglages alambiqués jusqu’au petit matin, lorsque nous débordons largement La Orchilla.

Il s’agit d’une île réservée aux militaires, qu’il est rigoureusement interdit d’approcher.

Comme on n’a pas envie de finir dans les geôles vénézéulo-orchilliennes pour avoir bravé la loi, on prend large, ce qui nous contraint à faire un peu plus de route, mais à l’allure où on va, c’est pas bien grave...!

Une fois La Orchilla derrière nous, empannage et zou ! Nous voilà sur l’autre bord, à foncer de la même façon.

Los Roques sont en vue !

296 - Au milieu de nulle part
296 - Au milieu de nulle part

On voulait du bleu, là on est servis !

Saperlipopette, un mouillage pareil, ça existe ? Ben ouais !

296 - Au milieu de nulle part
296 - Au milieu de nulle part

C’est alors que l’angoisse nous étreint. Depuis 5 heures du mat’ (j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son...!) nous tentons sans succès de joindre nos boat-potes Cécile et Joni. Pas de réponse...

On devait se rejoindre à 10 heures à l’entrée de la passe, où nous avons poireauté avant de nous décider à embouquer le chenal qui mène au bleu joli.

On y croise les gardes-côte qui nous saluent amicalement.

Le suspense dure jusqu’à midi et demi, soit, si tu as bien compté, sept heures et demi à se faire un sang d’encre.

Bon sang, oùkilson ?

Après 472 tentatives pour les joindre par VHF, Joni nous répond enfin !

Ouf, ils n’ont pas été attaqués par des pirates, ils n’ont pas d’avarie, ils n’ont pas percuté une baleine ou un container, ils n’ont pas coulé, ils n’ont pas eu le feu à bord... (on imagine tout dans ces moments là) !

Les conditions météo ayant été moins clémentes avec eux qu’avec nous (la route au Nord de La Orchilla était donc la plus sûre), ils ont dû réduire leur voilure et conséquemment, leur allure.

Tout est bien qui finit bien, voilà nos compagnons d’échappée qui arrivent enfin.

Détente et plaisir après ces 18 heures de nav’ durant lesquelles Kouunji nous a prouvé qu’il était VRAIMENT un bon bateau, marin, rapide, taillant sa route avec assurance, et une chose est sûre, c’est qu’on va faire un méga dodi ce soir, surtout après ce qu’on a ingurgité à l’apéro.

Tiens toi bien lecteur : pour nous récompenser de notre nav’ quasi parfaite, on s’est offert un foie gras (un grand merci à Régine et Bernard, de Freevol, qui nous l’ont offert à Grenade) et un Muscat de Rivesaltes !

Pourquoi est-ce qu’on se priverait ?

On a beau réfléchir, on ne trouve pas de réponse...

296 - Au milieu de nulle part
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L
Vous avez donc finis les premiers!!! alors on s'arsouille?????????
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Z
et oui fallait le dire!! à quand l'ange et ses ailes du désir???
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R
Kouunji est un bon bateau ! certes... Mais que dire du Captain le manœuvrier hors pair ?....
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