297 - Premier requin
5 octobre 2013 - Noroquin - Los Roques
Y’a des jours, comme ça, tu te dis que tu ferais mieux de ne pas te réveiller, de rester au fond de ta couchette, de bouquiner, ou de laisser le temps s’écouler paisiblement. Au lieu de ça, on a eu la mauvaise idée de téléphoner à la maman du Pimousse, qui nous a annoncé une (très) mauvaise nouvelle.
On essaye d’arranger le coup, mais quand t’es à l’autre bout du monde, avec presque rien pour communiquer, c’est compliqué.
Le capitaine, du coup, se paye une bonne et copieuse séance de chamboulement de neurones gratinée...
Puis on lève l’ancre avec nos boat-potes de Contre Temps, pour naviguer pépère sur un lac avec 12-13 noeuds de vent portant.
Les catas nous mènent à bon port, dans du bleu vraiment bleu, et à Los Roques, c’est ce que tu peux trouver de mieux, parce que les paysages sont peu diversifiés...
Encore une fois, quand le dessus est moyen, la bonne soluce, c’est d’aller voir dessous.
Ce qu’on a fait, tu penses, et on n’a pas été déçus.
Toi, lecteur exigeant, tu le seras sans doute un peu, parce que le squale qu’on a croisé dans le lagon n’a pas eu la gentillesse de prendre la pose devant notre objectif.
Du coup, tu vas rester un peu sur ta faim, question image. Alors on va te le compenser par du texte aux petits oignons.
On plonge dans un mètre d’eau translucide comme le cristal le plus pur, et la poiscaille ici est peu farouche. On croise des poissons perroquets (des perroquets de minuit) absolument gigantesques, ce qui vaut au Pimousse des frissons de plaisir, et on croise la route de notre premier requin, qui, placide, tourne autour de nous sans trop savoir sur quel pied danser... Enfin... sans trop savoir sur quelle nageoire tourner, plutôt !
On le sent méfiant, et même si on n’en mène pas large (il fait un bon mètre et demi, le bougre), on reste calme face à lui. On ne risque pas grand chose, mais quand le poisson est aussi grand que toi, tu fais moins le fier...!
Il semble finalement plus peureux que nous, et au moment de le capturer dans la boîte à images, il se débine !
C’est sûrement sa manière à lui de te dire, à toi lecteur chéri avec le cul invariablement vissé sur ta chaise : si tu veux me voir, t’as qu’à venir !
Avis aux amateurs et aux amis, on a toujours deux cabines libres à bord...!
Et une maison à louer...!