298 - Faut faire gaffe !
6 octobre 2013 - Crasqui - Los Roques
L’injonction du titre, lecteur, ne s’adresse pas à nous, mais à toi !
Oui, vois tu, nous qui sommes soucieux de ton bien être et du plaisir que tu prends à lire ce blog à nul autre pareil, nous craignons que la lassitude te gagne. Tous les jours c’est la même chose : du bleu, du turquoise, du sable blanc, de la plage immaculée, des mouillages tellement paisibles que tu te demandes si t’es sur l’eau, bref, nous redoutons que tu en aies marre de notre blog et que tu le désertes, ce qui nous rendrait inconsolables.
Saches néanmoins que nous avons quitté vers midi Noroquin, après que le Pimousse ait profité d’un massage intégral d’une heure et demie. Y’en a qui ont du bol !
Nous portons les coques de Kouunji trois milles plus loin, à Crasqui. La navigation est toujours aussi délicate : le capitaine à la barre, le Pimousse debout sur le roof, les yeux grand ouverts pour apercevoir les patates de corail et faire le sémaphore (coucou José !) afin de slalomer entre les écueils.
C’est pas compliqué : plus c’est clair, plus ça craint. Plus c’est foncé, plus t’es peinard !
Mais notre vigilance est au max, et, avec l’aide du lecteur de cartes (qui s’est recalé comme par miracle après Blanquilla), l’iPad qui est encore plus précis et tes deux serviteurs aux aguets, faudrait vraiment qu’on ait la scoumoune pour heurter une patate ou s’échouer sur un haut fond !
Tout se passe bien et on mouille là...
Nos boat-potes de Contre Temps arrivent cinq minutes après nous. Ils ont trainassé en route parce qu’ils ont pêché un barracuda. Cependant, comme ils nous invitent à le déguster avec eux ce soir, on leur pardonne leur retard !
En attendant cette heureuse perspective, on profite de la plage, vu qu’on est les seuls dessus. Air : 35°. Eau : 30°. Rhum : 40°.
Autant te dire que quand tu as goûté à ça, après, c’est un peu difficile de savourer la plage à Canet en Roussillon l’été, avec 250.000 touristes à côté de toi qui braillent, du sable dégueu et une eau verdâtre à 19°...!
Mais bon, on arrête de critiquer la Méditerranée, après tu vas dire qu’on se la pète. Ca nous ferait mal au coeur que tu penses un truc pareil !
On a beau avoir l’esprit critique, on pense aussi aux autres : bon anniversaire, Jo !