303 - La casa de las tortugas
11 octobre 2013 - Dos Mosquises - Los Roques
Cette journée ne diffère pas vraiment des autres : c’était une bonne journée !
On a décidé d’aller rendre visite, en compagnie de nos boat-potes Cécile et Joni, aux gus qui bossent sur l’île, et qui ont en main la gestion du Parque Natural. Excellente idée en vérité, puisque non seulement les gars sont muy simpaticos, mais en outre, on a fait du troc, comme aux premières heures de l’humanité, quand l’homme a inventé le commerce sans connaitre l’argent.
Arsenio, notre guide du jour, et gardien des installations du Parque Natural, nous explique de A à Z la vie des tortues, comment elles naissent, comment elles grandissent, comment ils en prennent soin ici, et nous présente avec fierté sa progéniture. C’est y pas mignon, ça ?
Hormis de rares visiteurs qui viennent en bateau moteur naviguant à toute berzingue, nous sommes les seuls qui passons un peu de temps sur l’île, alors Arsenio, qui comme son collègue passe ici deux mois non-stop, se plie en quatre pour nous faire plaisir. Il nous file les bons tuyaux pour voir ce qu’il y a de mieux, nous propose de passer du temps avec lui pour regarder la télé (!) ou jouer aux dominos, et, cerise sur le gâteau, il nous offre du poisson, qu’on déguste sans désemparer !
Pourquoi désemparerions nous, d’ailleurs, hein ?!
On lui refile de la bière en échange, ce qui est un très bon deal pour tout le monde, puisque de bière il n’a point (le gobierno ne lui en fournit pas !), et nous l’avons achetée exprès pour troquer.
Maintenant, en tout cas, on est incollables sur les tortues,on sait qu’elles vivent entre 100 et 150 ans (ça fait rêver), qu’elles aussi traversent l’Atlantique (incroyable, hein ?!) et qu’il leur faut en moyenne deux ans pour faire l’aller retour, que sur 100 bébés, 97 se font bouffer par différents prédateurs, et que les bébés de 15 jours à deux mois ont cette taille.
On apprend même qu’il y a des tortues albinos ! Ben ouais... Et si tu nous crois pas, voilà à quoi elles ressemblent !
Un tour de l’île pour contempler d’énormes poissons perroquets s’ébattre à quelques dizaines de mètres du rivage, parler aux lambis, et contempler des panoramas toujours aussi paisibles, bref, Los Roques, c’est tranquilo...
Si tu ajoutes à ça qu’on s’est fait une belle plongée au-dessus d’une myriade d’étoiles de mer, qu’on a dégusté un super gueuleton mitonné par le Pimousse le soir (poisson grillé et patates sautées à la graisse d’oie) avant une homérique partie de tarot, tu n’ignores plus rien de ce qu’on a fait de notre journée !