304 - Quand ça veut pas, ça veut pas...
12 octobre 2013 - Dos Mosquises - Becqueve - Cayo de Agua - Los Roques
Deux jours qu’on est à Dos Mosquises, et il nous tarde d’émigrer, car le vent et la houle nous tapent sur le système. En accord avec nos boat-potes, nous décidons d’achever notre périple à Los Roques en finissant par les îles les plus à l’Ouest, qui nous rapprochent de Los Aves : Becqueve et Cayo de Agua.
Nous voilà donc partis, houle et vent aux fesses, pour ces mouillages que les guides dépeignent comme parmi les plus beaux de l’archipel. Beau, en effet, ça l’est, (c’est bleu comme jamais) comme nous le constatons après une petite heure de navigation au moteur.
En revanche, les mouillages sont intenables. La faute au vent et à la houle qui se sont donnés le mot pour nous pourrir la journée. On a beau essayer tous les coins recommandés par notre cartographie, et même les autres, il n’y a pas de solution : aucun endroit où jeter l’ancre en toute sécurité et où trouver un peu de calme, ça bouge dans tous les sens, et ça souffle : 20 à 25 noeuds établis.
On se concerte, mais la soluce qui s’impose rend inutile tout conciliabule : il faut retourner d’où on vient ! Scrogneutedjeu...!
Notre seule consolation, c’est que, pendant l’heure passée entre les deux îles pour trouver un mouillage, le poisson se jette sur nos appâts avec un appétit de forcené, de sorte que notre ordinaire va être substantiellement amélioré pour les prochains repas...!
Une fois nos deux poissons pêchés, on s’arrête, car on ne sort de l’eau que ce qu’on peut manger. La pêche de Contre Temps est tout aussi miraculeuse : trois prises en une demi heure !
Le retour à Dos Mosquises, face à la houle et au vent, est pénible. On mouille tout près du rivage grâce à notre faible tirant d’eau, pour ne pas avoir à subir encore la houle qui, avec le vent ininterrompu, nous énervent autant qu’un militant écolo agace un gérant de centrale nucléaire.
Un des deux poissons à la tahitienne plus tard, le capitaine s’en va faire joujou avec un jeune tétrodon qui, curieusement, oublie toute méfiance. Il retrouve également de gigantesques poissons perroquets, bien trop rapides pour ses palmes et son objectif, et divers autochtones subaquatiques, qui, il faut bien l’avouer, lui mettent un peu de baume au coeur après cette navigation bien pourrie.
On espérait mieux pour clore notre périple Roquesien.
Ce foutu vent va-t-il enfin mollir ?