306 - Les oiseaux
14 octobre 2013 - Los Roques - Los Aves
Nonobstant ce titre sibyllin, ce nouvel article destiné à satisfaire ta boulimie lecturale n’a aucun rapport avec le chef d’oeuvre du grand Alfred Hitchcock, qui ne mesurait toutefois qu’un petit mètre soixante neuf...
Gréés respectivement avec leur spi et leur code D, Contre Temps et Kouunji se sont tirés une bourre phénoménale entre Los Roques et Los Aves, de laquelle Contre Temps est sorti légèrement vainqueur, preuve s’il en est que, plein vent arrière, un code D n’est pas en mesure de donner le meilleur de lui-même, contrairement à un spi carré.
Notre orgueil s’accommode fort bien du résultat de cette amicale régate, d’autant plus que l’arrivée est à la hauteur de nos espérances. Mouillage protégé de la houle, un peu d’air, juste ce qu’il faut pour passer une bonne nuit !
A peine avons nous achevé nos manoeuvres de mouillage que le skipper du seul bateau présent, un français, vient nous saluer, perpétuant ainsi les usages qui ont quasiment disparus au fil du temps.
Franck (c’est son p’tit nom, donc forcément un gars bien !) nous souhaite la bienvenue aux Aves, et on s’excuserait presque d’être venus jeter l’ancre à côté de lui. Avec femme et enfants, il navigue depuis un bail, et on se promet de faire plus ample connaissance ultérieurement.
Après un repas rapide et une bonne sieste (car on s’est quand même réveillés à 5 h 30 pour partir à 6 heures afin d’arriver avec le soleil au zénith) nous débutons une timide exploration de la mangrove avec Cécile et Joni, qui nous embarquent dans leur dinghy, Mini-Kouunji étant encore vautrée sur le trampoline.
Vivement qu’on installe nos bossoirs !
L’île est tout simplement féérique, un vrai paradis ornithologique. En plein coeur du dédale d’eau saumâtre, qui serpente au milieu des palétuviers, nichent des fous, et autres oiseaux qui regardent passer les annexes comme les vaches regardent passer les trains chez nous.
Qui, de l’oiseau ou de l’homme, observe l’autre ?
La fatigue aidant, notre balade se réduit à sa plus simple expression, on verra tout ça demain plus en détail.
Mais bon sang, que c’est calme, ici !