316 - Jeudi noir
24 octobre 2013 -Kralendijk - Bonaire
Il fait moche aujourd’hui, et les mauvaises nouvelles pleuvent sur nous.
Rien qui a trait à Kouunji ou à notre périple : tous les problèmes viennent de la France, de la terre, de tout ce que nous avons voulu fuir et qui nous rattrape...
Pourtant, on imaginait avoir pensé à tout avant de partir. Et bien non...
Preuve s’il en est que, a fortiori lorsque tu navigues à l’autre bout du monde, il ne faut dépendre de personne, puisque, à l’instar des catastrophe aériennes, les défaillances sont humaines, seulement humaines, tellement humaines...
Ce qui ne nous met guère de baume au coeur, et agite nos neurones façon shaker !
Comme prévu nous retrouvons Alie, notre coiffeuse personnalisée à nous que c’est la nôtre, et qui met sa dextérité ciseauesque au service de notre couverture capillaire. Une heure et demie plus tard, on est beaux comme des camions, et on peut fièrement exhiber notre chevelure fraîchement ratiboisée dans les rues de Kralendijk !
Banque, emplettes diverses, succulente salade de quinoa en guise de déjeuner, et tempête sous nos crânes survoltés par les ennuis terriens meublent notre emploi du temps, ce qui te démontre, au cas où tu en douterais, que le programme d’un tourdumondiste n’est pas fait que de baignades et de langoustes...
Le moral du Pimousse est bon car on fait de gros efforts sur la déco de Kouunji, qui s’embellit de jour en jour. Le moral du capitaine est bon car le moral du Pimousse est bon.
Bref, on se console comme on peut, mais, de toute façon, il faut bien faire face, rien ne va se régler par enchantement.
Le tarot du soir avec nos boat-potes de Contre Temps est le seul moment où oublie les soucis, ça fait du bien !