315 - Le bon air de Bonaire
23 octobre 2013 - Kralendijk - Bonaire
La lente remise en forme de Kouunji se poursuit.
Comme on a refait nos pleins, on peut refaire des crêpes (!) et c’est donc l’estomac bien garni qu’on débute la tournée des shipchandlers pour trouver tout ce qui nous fait défaut pour avoir un bateau en parfait état.
On dépose notre linge sale à la laverie, car, même si nous sommes très propres (nous respectons à la lettre les consignes de maman qui nous a appris quand on était petits qu’il faut bien frotter derrière les oreilles...) un mois loin de tout permet sans grande difficulté de constituer un bon stock de vêtements à la blancheur pas Persil du tout...!
On trouve de quoi bricoler, arranger, réparer, améliorer, décorer, pour le plus grand plaisir du Pimousse qui voudrait que Kouunji ressemble à un magasin de déco, oubliant dans les calmes du mouillage que dans quelques jours, il affrontera à nouveau la mer, qui réserve parfois de mauvaises surprises et sur laquelle l’inconfort (et la valse de la déco dans tous les coins du carré) est de mise...
A midi, on déjeune dans un délicieux estaminet, qui répond au doux nom de Deli-Delicious, et qui te sert de la cuisine 100 % fait maison, avec des produits frais de first quality !
On sympathise avec la serveuse, Alie, qui, au fil de la discussion, nous apprend qu’elle est coiffeuse à domicile. Résultat : elle nous récupère demain à 10 heures pour nous couper les nouilles ! A un tarif défiant toute concurrence, qui ferait pâlir de jalousie Jacques Dessange !
Dans l’après midi, Cécile vient nous donner un cours de matelotage, et nous apprend comment confectionner une manille textile avec du Spectra. Le Spectra, lecteur ignare, est une invention géniale de Dupont de Nemours. C’est du cordage, mais qui est tellement résistant que ça défie l’entendement.
Avec un bout (prononce “boute”, ok ?) gros comme ton doigt (le majeur), tu soulèves plusieurs tonnes...! T’as qu’à essayer de te mettre plusieurs tonnes au bout du doigt, tu verras ce que ça donne !
Bref, l’après midi s’est écoulé paisiblement, au fil de notre discussion avec le mousse de Contre Temps, au cours de laquelle la répartition du temps de parole a été la suivante :
- Pimousse : 1 %
- Capitaine : 2 %
- Cécile : 97 %
Autant te dire que nos tympans ont tourné en sur-régime. Mais le problème avec Cécile, ce n’est pas que tu ne peux pas l’arrêter (même si effectivement tu ne peux pas l’arrêter !), c’est qu’elle raconte des trucs intéressants.
Alors, t’as pas envie de l’arrêter !
Le steak du dîner - en provenance d’Argentine - nous procure un plaisir quasi orgasmique, puisque c’est la première fois qu’on mange de la viande depuis... un mois et demi !
Les plaisirs les plus simples sont certainement les meilleurs.